Sidi-Belabbes - Revue de Presse

En l’absence de traitement approprié contre le ver blanc à Sidi Bel-Abbès



500.000 quintaux de céréales perdus Environ un quart de la production céréalière aurait été perdu cette année par les agriculteurs, suite à l’infestation, par le ver blanc, de quelque 15.000 hectares de terres emblavées dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès. Selon les responsables locaux du secteur, les dommages causés par ce redoutable insecte phytophage sont estimés à 500.000 quintaux, toutes céréales confondues, sur un objectif de production de 1,9 million de quintaux, soit un manque à gagner de près de 40 milliards de centimes pour l’ensemble des exploitations agricoles touchées, situées presque toutes dans les zones d’intensification céréalière de Tessala, Aïn Kada, Sehala et Aïn Trid. En termes chiffrés, le sinistre provoqué par le ver blanc dépasse donc en ampleur les dégâts provoqués, durant la même campagne, par les aléas climatiques (gelée, sirocco, grêle...) ou encore les incendies avec une superficie détruite de 1.650 hectares.Pourtant, pour les céréaliculteurs, une telle catastrophe aurait pu être évitée facilement si les opérations de lutte contre ce ravageur de cultures avaient été lancées avant que sa population n’atteigne la densité de 50 à 70 larves au mètre carré, soit 10 fois le «seuil de nuisibilité» reconnu pour cet ennemi des plantes. C’est ce que déplorent les services de la protection des végétaux, dans l’incapacité opératoire de mettre en place le dispositif de lutte approprié en l’absence d’un financement conséquent, par les pouvoirs publics, d’une campagne de traitement d’une aussi grande envergure... Et, ce qui a encore plus compliqué la tâche des uns et des autres est que les agriculteurs des zones infestées n’étaient pas en mesure de couvrir, sur leurs seuls fonds propres, l’achat d’insecticides et d’équipements d’épandage nécessaires. Devant cette situation de blocage, l’inspection phytosanitaire de wilaya a fini par se résoudre à solliciter une aide d’urgence auprès de la tutelle centrale pour la commande d’un produit haut de gamme extrêmement efficace dans l’éradication de ce fléau. Malheureusement, la fiche technique introduite à cet effet restera, là, encore sans suite. Sans financement adéquat, la mise en veille du dispositif de lutte déployé alors sur le terrain était inévitable. «Et bonjour les dégâts!», comme dirait l’autre. Les conséquences de la cascade de cette négligence bureaucratique finiront ainsi donc par apparaître dans les bilans de la campagne moisson-battage 2005/2006, avec une perte de production de 500.000 quintaux de céréales. «Le plus grave dans l’affaire, soulignent aujourd’hui la plupart des spécialistes, est que le niveau de pullulation des vers blancs dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès est tel qu’ils risqueraient à terme de mettre en péril les cultures sur une grande étendue et constituer même un danger d’extension à l’échelle régionale ou nationale...» Avec le retard considérable accusé dans la création des groupements de défense contre les ennemis des cultures, l’édification de la fameuse barrière de protection phytosanitaire autour des principales zones de production n’est pas pour demain dans la wilaya de Sidi Bel-Abbès. A. Abbad
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