Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Dossiers du FNRDA bloqués à la BADR de Sidi Bel-Abbès



Des fournisseurs au bord de l’asphyxie financière Depuis plus de dix mois, les opérateurs intervenant en amont du secteur agricole -en majorité des fournisseurs d’équipements, d’intrants et de plants agricoles- sont de plus en plus nombreux à manifester une réelle inquiétude devant la situation de blocage prévalant au niveau des agences BADR de la wilaya de Sidi Bel-Abbès. Leurs craintes naissent tout particulièrement de la non régularisation des prestations diverses réalisées au profit des fellahs éligibles au fonds national de régulation et de développement agricole (FNRDA). Le problème semble se poser précisément pour la procédure de paiement des factures et situations de travaux engagées au titre dudit programme qui dépasserait les délais prévus par la réglementation en vigueur, ne devant pas excéder les vingt jours après l’apposition du visa de «service fait» par l’administration agricole. Dans une lettre ouverte adressée au président de la République, dont copie a été transmise hier au bureau régional de La voix de l’Oranie, les opérateurs lésés, liés tous par des conventions signées avec les services locaux de l’administration agricole, n’ont pas manqué ainsi de dénoncer cette décision de blocage imposée unilatéralement par l’institution bancaire et qui a fini, à ce jour, souligne-t-on, «par se répercuter négativement sur la conduite de plusieurs projets lancés par les fellahs à travers la wilaya de Sidi Bel-Abbès.» Dans la même correspondance, les signataires ont tenu à rappeler les grandes difficultés auxquels ils sont confrontées depuis plusieurs mois pour assurer la bonne marche de leurs entreprises et soutenir, en même temps, l’effort d’investissement nécessaire pour l’accompagnement d’un grand nombre de projets agricoles et hydro-agricoles nécessitant, eux aussi, des besoins de financement considérables. Dans l’obligation de pré-financer la totalité des travaux et des prestations fournis dans ce cadre, sans disposer pour cela de ressources autres que leurs fonds propres ou le recours à des emprunts extérieurs, les opérateurs ont fini pour la plupart, avoueront-ils, «par se retrouver au bord de l’asphyxie financière et courir ainsi le risque de geler leurs activités et de surseoir à tout investissement nouveau dans le secteur…» Tout en souhaitant une intervention rapide des hautes autorités pour lever cette préjudiciable contrainte financière, les opérateurs touchés de plein fouet par ces mesures de rétorsion estiment que «la menace de la disparition de bon nombre d’entreprises, et par voie de conséquence celle de milliers d’emplois, se fait de plus en plus persistante, si toutefois aucune décision n’est prise immédiatement pour le paiement des situations et factures en souffrance au niveau des agences locales de la BADR.» Contactés hier par téléphone, certains responsables de la BADR se sont refusés à expliquer le retard accusé jusque-là dans la prise en charge des états soumis pour paiement par les opérateurs locaux du secteur agricole, soulignant de manière très laconique que «le problème en question a été déjà soumis à l’appréciation des responsables centraux de l’organisme bancaire et qu’une solution idoine (allait) être trouvée bientôt pour l’ensemble des cas cités.» Malgré les quelques assurances données quant à une prise en charge sérieuse des dossiers en souffrance au niveau de la BADR de Sidi Bel-Abbès, certains opérateurs ne se sont pas pour autant empêchés de dénoncer «la récurrence de ces contraintes de financement qui tendent à hypothéquer les efforts immenses consentis par l’Etat dans le cadre du développement de l’agriculture». A. Abbad
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