Azri Benkaakaa, un comédien qui s’affirme
L’année culturelle 2007 serait sans doute l’année de la révélation de nombreux artistes et talents. C’est le cas du jeune comédien oranais Azri Benkaakaa qui voue un amour profond au théâtre et au cinéma et qui vient d’être consacré comme meilleur comédien de l’année par le théâtre de l’excellence de Sidi Bel-Abbes.
Imitateur hors pair, Azri est capable de jouer plus de cinq personnages à la fois. C’est un Younes Chalabi en puissance! L’artiste a fréquenté les tréteaux dès son jeune âge. Fils d’un comédien qui a beaucoup joué avec Abderrahmane Kaki, il a aimé d’abord le métier de la scène, celui de tous les arts, avant qu’il ne soit propulsé par les...lumières . «Mon père m’a toujours encouragé, tout comme mon entourage, alors que j’étais déjà en culotte courte. J’aimais imiter les gens et ça les faisait énormément rire, j’avais tout simplement un don», explique avec sourire le jeune Azri, un artiste pratiquement complet même s’il avoue modestement n’être qu’au début de son parcours. Un parcours jalonné de bien de succès comme en témoigne son riche répertoire, et ce, depuis 1987 où il commença à se produire en public avec ses fameux sketches-sandwich. Un spectacle par-ci, un spectacle par-là et c’est déjà une révélation. Il est tout de suite repéré par le réalisateur Mohamed Houidek qui lui ouvre les portes pour jouer pour le compte de la télévision dans «Abou El Hillal». Un premier rôle et c’est déjà un succès. Il est désormais sollicité pour un autre rôle dans «El Moussabel An wah El Hidaya». Dans «Tarik El Anwar», il fait les preuves de son talent. Avec Benharath, il est également sollicité dans «Caméra cachée». Son parcours ne s’arrête pas à ce niveau puisqu’il se produira dans «Malham et Djounoun», «Fawazir», même s’il s’agit de rôles secondaires. Le jeune Azri ne se décourage pas pour autant.
La chance lui sourit cette fois-ci avec la création de la société de production cinématographique «Bouhamidi» où il s’imposera par son talent dans «Moufazaat el Hayat». «Zerbout», fait un tabac à Oran et en Algérie. Son audience s’élargit également au fur et à mesure de sa production avec «Les quatre salopards» de Mesri Houari. Avec Mohamed Hazourli, il gravit d’autres marches, d’autres pas en jouant dans le film «Ali yadi, oua Ali mayadich». Mesri Houari, qui reconnaît son talent au même titre que d’autres artistes de choix, à l’exemple du jeune Kamel Oukeil, lui donne un rôle dans «La porte de sécurité». Un film qui a été projeté jeudi dernier en avant-première au Théâtre régional Abdelkader Aloula.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com