Benaricha Abdelkader, profession photographe
Les anciens photographes disaient bien après avoir ressorti la tête de dessous le voile noir: «Le petit oiseau va sortir», aujourd’hui la technologie est à la photographie numérique.
Sur les bords de la Mekerra, Abdelkader Benaricha fait figure, déjà d’un vétéran en la matière, natif de Ben Badis, ayant étudié mille et une choses, poète par moment, flâneur, bosseur, quelque fois suivant l’art de la paresse, il excelle dans la prise de la photo qui nous parle et qui s’éternise comme un sourire qui colle pour toujours, les larmes qu’on cache devant l’instantané. C’est une photo-artiste au sens noble du terme. Dans le milieu artistique, notamment bélabésien, il est le roi sans conteste. Dans des scènes théâtrales, le public l’a surpris en train de capter des gestes, des mots de comédiens entre tragédie, comédie ou farce.Au temps de Hamlet, il aurait été de mèche avec Horacio entrain de photographier Claudius, l’oncle perfide ou Polonuis le bureaucrate d’Elseneur. A 33 ans, il rêve déjà d’utiliser son talent le plus loin possible, là ou le 7ème art est féerique.
Il a déjà visité et travaillé en compagnie de la troupe Ahl El-Fen sous la conduite de Djahid Dine El Hannani à Monastir en Tunisie lors du Festival international du théâtre universitaire en 2007, accompagné les artistes participants au festival de danses populaires de Sidi Bel-Abbès, à l’Euro-méditerranéen du théâtre de jeunesse à Tunis, pour la cinquième édition du genre. Abdelkader est également écrivain à des heures où l’écriture l’interpelle et accouche d’un texte lumineux.
Ce photographe mobile et inventif est en projet pour le spectacle de «Hamlet» du café littéraire où il tiendra le rôle de photographe suspendant en toile de fond les figures des personnages impliqués dans la tragédie.
Il nous dira en confidence «Mon rêve est que ce spectacle nous donne envie furieusement d’exprimer ce qui est enterré dans le cœur, un cri de vie contre le cri de mort». Benaricha Abdelkader prépare actuellement un album de photos pour réunir les spectacles donnés à Sidi Bel-Abbès, sorte d’images émouvantes pour la mémoire. Abdelkader Benaricha, un nom à retenir pour un futur cinématographique.
Ahmed Mehaoudi
Il me plaît d’associer à l’hommage de cet article tous les hommes de l'art et de la culture , tous les intellectuels combattants de la liberté, qui ont compris avant beaucoup d’autres les exigences de leurs sociétés et qui ont réussi, chacun dans la langue et sa manièere qui est la sienne, chacun avec les moyens qui lui sont propres, d’être à la hauteur de ces exigences. Ils sont légion, les innombrables et fiers artistes, sculpteurs, musiciens, acteurs, peintres, bâtisseurs du beau et du sacré, inventeurs de l’émouvant et de l’éternel.
Benaricha ABDELKADER , n'est pas seulement un jeune artiste , mais également un symbol qui fait partie d'une Algérie fierte et forte de ce qu'elle appartient comme richesse .
J'applaudie fort cet Algerien et je dis a tous les jeunes qu'ils doivent etre a la hauteur de ce que notre futur nous réserve s'ils croient a leurs ambitions comme a fait ce photographe .
Bouteflika - Président - ALGER
22/08/2009 - 4031
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com