Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Avant-première à la cinémathèque de Sidi Bel-Abbès



Saout nidal présente «Les aventures de Kandsi» et «Mra khir oua char» La cinémathèque présentera après le Ftour aujourd’hui, 18 et demain 19 septembre, en avant-première, deux films «Les aventures de Kandsi» et «Mra khir oua char» dans une réalisation de l’association Saout nidal dirigé par Abbès Bouden. Notons que c’est dans ce contexte où notre cinéma reste encore à l’ombre, -qui laisse croire que nos cinéastes n’existent plus, c’est d’autant vrai que les films se comptent sur les doigts de la main-, et voilà que certains devant ce vide, se lancent à produire avec une caméra numérique, un budget dérisoire et des scénarios allant de la cocasserie au burlesque désopilant. Ils utilisent une technique primaire se voulant ancrée dans la réalité et pensent qu’il n’y pas mieux que de parler de la «moralité des gens» qui fout le camp, de la misère sociale et intellectuelle, des mœurs qui déclinent, enfin d’une société en pleine crise dans une forme très simpliste proche du sketch- chorba... Depuis plusieurs années, l’équipe de Saout nidal et après une longue expérience des planches, s’est orientée vers la ciné-vidéo pour signifier que l’écran est aussi efficace que la scène pour «montrer» le monde, -passage certes ardu dû à toutes ces raisons-, mais facilité par le charisme de Hadj Kandsi. Ce comédien qui a su faire «rire» toute une cité et au-delà de ses frontières à travers ses «petits tours de farce, puisant du vécu des situations où les caractères passent à la moulinette de son humour. Et grâce surtout à Abbès Bouden, son metteur en scène et scénariste et aussi comédien. On aura eu «L’homme à l’ombre» où l’on découvre plusieurs facettes d’un personnage qui campe plusieurs rôles «d’usurpateurs de fonctions». Mais à la longue, il est démasqué malgré lui. Puis s’ensuivra un film en deux parties «Mafia 1 et 2» qui s’essaiera dans le polar, une autre production d’»El Icha trafic». Tentative d’expérimenter ce genre tellement prisé chez les jeunes notamment. Il est vrai que ce travail reste toujours amateur, mais l’équipe n’en démord pas. Elle passe par ce tunnel nécessaire pour bien maîtriser les techniques du 7e art et qui demeurent chez nous la faiblesse la plus évidente. Justement, l’occasion des nuits de ramadan s’y prête, pour d’une part «voir» et débattre sur la situation de ce secteur avec les cinéphiles de Bel-Abbès. Gageons que ces deux soirées seront utiles pour établir un état des lieux d’un art aussi majeur et qui cherche sa place d’honneur. Ahmed Mehaoudi
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