Sidi-Belabbes - Revue de Presse

Alors que les partis de l’Alliance présidentielle arrivent en force



Une élue du PT en trouble-fête à Sidi Bel-Abbès Avec 51,98% de votants sur 377.967 électeurs inscrits, la wilaya de Sidi Bel-Abbès aura enregistré un taux de participation somme toute modeste par rapport aux Législatives de 2002. Redoutée autant par les autorités locales que par les représentants des partis en lice qui n’ont ménagé aucun effort pour inciter le plus grand nombre de citoyens à accomplir leur devoir électoral, cette tendance à la baisse allait se confirmer par les sondages successifs effectués tout au long de la journée. A 10h, le taux ne dépassait pas les 7%, soit moins de la moitié de celui enregistré à la même heure aux précédentes Législatives. A partir de 14h, une tournée à travers certains centres de vote à Sidi Bel-Abbès a permis de relever une évolution notable dans les statistiques sans toutefois constater un renversement significatif de la tendance par rapport à 2002. Au centre de vote Ibn El Haitam de la cité des 1.500 logements (périphérie est) le taux de participation passera ainsi de 28,69% (14h) à 35,94% (17h). Même progression constatée dans les centres d’Ibn Khaldoun (Graba) avec 17,21% (14h) et 27,02 (17h) et d’Aïcha Oum El Mouminine (Centre-ville) avec 18% (14h) et 24% (17h). Les trois heures suivantes, le rythme s’accélèrera encore plus dans la plupart des bureaux de vote avec l’arrivée d’un grand nombre de retardataires. Pour la ville de Sidi Bel-Abbès, qui regroupe 138.390 électeurs inscrits, plus du tiers du corps électoral de la wilaya, le taux définitif communiqué à la clôture du scrutin sera de 39,31%. Pour le reste des circonscriptions électorales de la wilaya, les taux seront comparativement nettement supérieurs. Les sondages effectués à 15h corroboreront ainsi cette appréciation, notamment pour les centres de vote ouverts dans les daïras pastorales de Marhoum et de Ras el-Ma créditées respectivement de 45 et 40%. A 20h, la CWISSEL confirmera cette évolution remarquable, tout particulièrement pour les communes du sud steppique de la wilaya, dont celle de R’Djem Demouche qui détient le taux record de participation avec plus 98% de votants. L’indisponibilité immédiate de données plus précises sur le dépouillement du scrutin ne nous empêchera pas pour autant de faire une première constatation: le taux d’abstention évalué à plus de 48,02% aurait eu, par une réaction en chaîne sur les résultats définitifs des élections, un effet pénalisant pour les partis dits d’opposition qui espéraient une salutaire restructuration du champ politique en Algérie. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, alors que l’on s’attendait à un effilochage de l’électorat, les trois partis de l’Alliance présidentielle seront les premiers à tirer profit de cette abstention massive des électeurs mécontents qui étaient peut-être les seuls en mesure de provoquer le changement. Assimilée à une forme d’auto-exclusion du scrutin, cette abstention aura fini inévitablement par laisser grande ouverte la voie à la seule expression, par la voie des urnes, d’une partie de l’électorat traditionnellement acquis au FLN, au RND et au MSP. L’opération de dépouillement ne fera par la suite que confirmer l’hypothèse avancée par nombre d’observateurs locaux. A l’exception de la candidate du PT, dont l’élection ne constitue pas une grande surprise en soi, en raison du capital d’estime dont jouit le parti de Louisa Hanoune à Sidi Bel-Abbès, le nombre de sièges remportés par le FLN (3), le RND (1), le MSP (1) et le FNA (1) semble obéir à la logique d’une carte géo-sociologique bien réelle et sur laquelle s’est construite, des années durant, toute la stratégie électorale des partis au pouvoir.
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