
De prime abord, ce qui frappe chez Gérard Pelisson, cofondateur du groupe Accorhotels, c'est son dynamisme infatigable et son goût de la perfection.Rencontré lors de la mise en exploitation d'Ibis et Novotel Sétif, il a qualifié les hôtels lancés avec Djilali Mehri, à travers le joint-venture Sieha, de «partenariat exemplaire basé sur le respect et la complémentarité des équipes». Il a déclaré à El Watan : «Vous avez un pays formidable, le tourisme dans le monde est en train de devenir la première industrie, tous les responsables des gouvernements et chefs d'Etat sont conscients que le tourisme devient une très belle industrie, autrefois considérée comme un petit métier.»A ses yeux, «l'Algérie a tous les atouts pour réussir une expansion touristique, ça demande du temps, mais vous avez un avantage, il y a une vingtaine d'années, beaucoup de pays se sont développés, ils ont fait beaucoup de choses, mais n'ont pas très bien fait. On ne construit plus les hôtels comme il y a quarante ans, il y a beaucoup de considérations à prendre, comme l'écologie.C'est une industrie complexe avec beaucoup d'avenir pour les jeunes, il y a le service, la commercialisation, l'électronique (TIC), et des métiers assez sophistiqués offrant des opportunités aux jeunes». Il a toujours défendu l'idée d'un tourisme qui agit comme un ascenseur social. «Nous faisons valoir l'idée non pas d'un job, mais d'une carrière». Pour lui, tout est fondé sur des équipes qui doivent être «le souci n° 1 des managers».La formation est fondamentale, la possibilité des jeunes à devenir de grands professionnels et accéder à des postes à tous les niveaux est importante. «Je suis rentré dans ce métier il y a plus de 50 ans et j'ai vu l'explosion grâce, entre autres, au transport aérien. Cela rend forcément les gens plus proches qu'ils ne l'ont jamais été avant.Et, par corollaire, cela fait des activités touristiques et hôtelières un business florissant en dépit des crises. Il y a un avenir formidable pour cette industrie dans ce pays», confie-t-il. Ça coûte beaucoup d'argent pour construire un hôtel, il y a des investissements très lourds. Malgré cela, le souci reste l'ambition d'accueillir des gens qui vivent en Algérie et qui viennent dans les hôtels pendant leurs vacances avec des prix les plus justes. «Ce qui est fondamental, c'est la formation, il faut aimer ce métier et ne pas confondre service et servitude. Tout le monde n'a pas cette vocation», ajoute-t-il, avant de conclure : «Notre métier est une grande chance pour beaucoup de pays et pour l'Algérie en particulier, il faut arriver à trouver des terrains à des prix abordables, car cette industrie créera des emplois en privilégiant un partenariat non seulement entre personnes mais aussi avec l'Etat.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Benelkadi
Source : www.elwatan.com