Les supporters de l'USMBA ont dû souffrir samedi après-midi devant les écrans de 1eurs téléviseurs. Ils ont vu leur équipe encaisser huit buts sans pouvoir sauver l'honneur. Certes, les multiples crises ont fragilisé la bâtisse du vieux club de la Mekerra, mais on ne pensait pas qu'une telle déroute était possible, surtout de la part d'une Entente actuellement pas au mieux de sa forme. Cela signifie que le mal est plus profond qu'on ne croyait. Les observateurs estiment que la formation belabbesienne est en train de payer très cher les conflits entre ses dirigeants depuis le coup d'envoi de la saison, qui n'ont pas hésité à « laver le linge sale » en public, portant gravement atteinte à un club qui a donné des martyrs et des hommes de grande envergure. Ne résistons pas à l'envie de citer un écrivain célèbre : « Le présent est aride et trouble, l'avenir est caché.Toute la richesse, toute la splendeur, toute la grâce du monde est dans le passé ». Ne pas avoir le culte du passé est une chose, mais ne pas le respecter en est une autre. C'est le cas à Sidi Bel-Abbès où l'USMBA est victime de ses propres enfants qui, au lieu de s'unir pour sauver le club d'une relégation qui se dessine au fil des journées, se plaisent à entretenir une discorde infructueuse et porteuse de dangers. Il aurait été franchement anormal que les joueurs obtiennent de bons résultats dans ce climat délétère et nuisible au plus haut point. Sans salaire ni primes, les coéquipiers du capitaine Zaârat ont épuisé toutes les tentatives pour recouvrer leurs droits, en recourant à des grèves à répétition, dont la dernière a atteint un record difficile à battre, cinquante jours.
La ville de Sidi Bel-Abbès est-elle orpheline de ses hommes à ce point pour, au moins, limiter la casse ' Du côté des supporters, c'est le désarroi total malgré leur implication auprès de certains dirigeants. Au cours des cinq derniers matches, l'USMBA en a perdu quatre pour un nul face à la lanterne rouge, le CABBA. L'attaque n'a inscrit que deux buts tandis que la défense en a encaissé dix-sept. Ce sont là des chiffres très révélateurs d'une équipe à la dérive. Même le CABBA n'a pas concédé autant de buts ! On ne sait pas si le joueur belabbesien qui a affirmé avant le match « pouvoir battre le leader chez lui » a fait dans la méthode Coué. On ne doute pas de sa volonté, ni de celle de ses coéquipiers, de tout faire pour sauver le club, mais force est de reconnaître que ce projet est mal engagé d'après l'analyse du match livré au stade du 8-Mai 1945. Ce n'est pas l'ESS qui était irrésistible, c'est l'USMBA qui était très fragile, notamment en défense où les Sétifiens ont bénéficié de véritables boulevards pour aller battre Zaârat, trop livré à lui-même et qui a limité les dégâts. Du point de vue tactique, ce n'était ni le marquage individuel, ni une défense de zone, ni la ligne du hors-jeu.
A chaque accélération des attaquants sétifiens, c'était la panique dans le périmètre belabbesien, surtout du côté gauche de la défense. Si certains joueurs de l'USMBA possèdent des qualités techniques, le bât blesse dans la relance et dans les actions d'attaque, alors que les occasions ont été une denrée très rare. La lenteur de réaction a fait le reste, et le score aurait été plus large sans un excès d'individualisme des locaux. Sur la touche, le staff technique était désarmé et devait se demander ce qu'il faisait dans cette galère. Il n'a rien à voir dans cette humiliation historique, car les responsables sont connus de tout le monde. Le plus inquiétant, c'est que la suite ne sera pas une promenade de santé pour l'USMBA, qui recevra la JSS avant d'aller affronter le MCO à Oran.
A cinq points du premier non relégable actuel, le RCR, les perspectives d'avenir sont très sombres.
Les responsables à tous les étages sont donc tenus de réagir au plus vite, car leur marge de man?uvre est étroite. L'USMBA ne mérite pas un tel sort...
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Adjal Lahouari
Source : www.lequotidien-oran.com