Le club scientifique «Espace Futur» de l'Institut d'architecture et des sciences de la terre (Université Ferhat Abbas), à Sétif, créé par les étudiants de la 1re promotion de la filière géographie et aménagement du territoire, en 2016, a organisé, le 10 mars, un séminaire portant sur le thème : «La ville algérienne, entre réalité et transformations».Contacté, Amine Achouri, président du club initiateur de cette rencontre, et étudiant en master géographie et aménagement du territoire, explique que le but recherché à travers l'organisation de cette rencontre est de «signaler les problèmes qui touchent le milieu urbain d'une façon agressive et, bien sûr, de discuter au sujet des moyens à même d'améliorer notre ville avec la contribution de tous les acteurs, à savoir les professeurs, les agents des collectivités territoriales, les étudiants et les ingénieurs».
Et d'ajouter : «Nous avons choisi cette thématique parce qu'on a besoin de faire une étude critique et de mettre la lumière sur la réalité des villes algériennes, les transformations qu'elles ont connues ces derniers temps, ainsi que sur l'impact des décisions administratives sur le développement des villes du Sud et des villes des Hauts-Plateaux.»
A l'issue de cette rencontre, le comité scientifique est sorti avec des résultats sous forme de « réserves et obligations nécessitant une sérieuse prise en charge», explique encore Amine Achouri. Selon lui, les pouvoirs publics sont appelés à prendre en considération «l'évolution spatio-temporelle de la ville algérienne et les stations historiques qui provoquent la fragmentation du tissu urbain». Ils devraient également ?uvrer à «la fixation des populations et essayer de les orienter vers les Hautes-Plateaux, tout en recourant à l'utilisation des nouvelles technologies pour amélioration des méthodes de gestion».
La problématique du foncier et l'extension urbaine par rapport aux terres agricoles sont également à prendre au sérieux, d'autant que «chaque ville a sa propre histoire, ses caractéristiques qui nous empêchent d'appliquer les mêmes règles d'urbanisme et d'aménagement».
A la question de savoir comment faire intéresser les étudiants à ce genre de problématique, Amine Achouri estime qu'il faudrait «les sensibiliser davantage sur ces questions, d'autant qu'ils sont en mesure d'apporter des solutions innovantes pour peu que les autorités daignent appliquer les principes de la démocratie participative», ajoutant que le rôle de l'étudiant, comme un partenaire actif dans la prise de décision, doit être impérativement valorisé. «Il faut prendre en considération leurs idées dans toutes les initiatives qui touchent le territoire et le milieu, urbain ou rural», insiste le président du club.
Ce dernier a annoncé, par ailleurs, l'organisation d'un Forum international sur la géographie méditerranéenne, prévu du 20 au 24 avril prochain, à l'initiative de l'Institut d'architecture et des sciences de la terre et de la filière «géographie et aménagement du territoire».
Et de conclure : «Nous nous préparons à organiser l'université d'été en juin 2020 qui contiendra deux événements important, en su d'un rassemblement national, ou international, des clubs scientifiques.»
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lyes M
Source : www.elwatan.com