Setif - Revue de Presse

Université de Sétif : Un docteur en architecture au chômage



Le 13 septembre 2010, il dépose sa candidature à  l'université Ferhat Abbas (UFAS) de Sétif.  
Un mois après, le candidat reçoit une réponse négative. Le manque de certificats médicaux et de la dispense du service national, en seraient la cause. Cet universitaire, qui a  été à  maintes reprises invité en qualité de «guest lecturer» à  l'université de Creighton à  Omaha dans le Nebraska (USA) et au Conservatoire national des arts et métiers de Paris, fera un recours en remettant les documents précités au niveau de la Fonction publique de Sétif le 26 octobre 2010, soit 48 heures avant la validation du procès-verbal de recrutement. Pour des raisons bureaucratiques, le recours de l'architecte, devant àªtre recruté sur titre, est «oublié». Ce coup du sort ne décourage pas pour autant l'érudit qui prend attache avec les premiers responsables de l'université et de la direction de la Fonction publique. Pour régler le problème, cette dernière propose l'amendement du procès-verbal, qui sera refusé dans un premier temps par l'UFAS. En revoyant sa position, l'université bute à  son tour sur la fin de non-recevoir de la Fonction publique, au grand dam du docteur, qui sera ballotté d'un bureau à  l'autre. Dire que les 9 postes de maître-assistant, publiés dans l'avis de recrutement au profit de l'Institut d'architecture de l'UFAS, n'ont pas été pourvus, et se retrouve ainsi avec un déficit d'encadrement ! Pour rappel, l'Institut en question, en charge de 1050 étudiants, ne dispose que de 4 architectes titulaires d'un doctorat  (2 diplômés à  l'étranger et 2 de l'université de Sétif). Cette situation ubuesque a porté un sacré coup au moral de l'architecte, qui sollicite l'intervention du chef de l'Etat. De telles pratiques bureaucratiques, souligne dépité le docteur (à qui on a proposé, en guise de compensation, un poste de vacataire), découragent les bonnes volontés qui ont décidé de mettre leur expérience et savoir-faire au service de leur pays. Cette situation qui n'arrange personne, pénalise en premier des centaines d'étudiants en droit de bénéficier d'une formation de qualité. «Je profite de l'opportunité pour solliciter l'intervention  du  président de la République, qui fait du  retour des chercheurs universitaires algériens installés à  l'étranger, l'une de ses  priorités», a-t-il dit.
 
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