La bourgade nécessite un plan de développement d'urgence afin de fixer les familles, voire ce qu'il en reste, car le village se vide jour après jour.Les habitants du village Tizguene (à 40 km du chef-lieu de la commune de Bousselam, daïra de Bouandas, au nord de la wilaya de Sétif) vivent dans une situation précaire, au point où des dizaines de familles fuient la localité pour s'installer dans d'autres villes et villages près des grandes agglomérations.
En effet, selon des représentants des habitants qui ont pris attache avec notre rédaction, plusieurs foyers, à l'instar des logements de l'habitat rural attribués en 2011, souffrent de l'absence d'électricité. "Nous ne savons plus quoi faire pour nous raccorder au réseau d'électricité. La direction de distribution et l'APC se rejettent la balle depuis des années. Le problème perdure sans pour autant essayer de nous trouver une solution", nous dira Zoubir, un habitant du village qui a aussi indiqué à Liberté que 16 foyers de la localité sont aussi privés de gaz naturel. Sur un autre volet, notre interlocuteur a souligné que l'absence du réseau d'assainissement est l'autre casse-tête des habitants. "Plus de 80 foyers ne sont pas raccordés au réseau d'assainissement. Les fosses septiques installées d'une manière anarchique sont actuellement la seule solution. Cette dernière constitue un véritable danger pour la santé des habitants", dira notre interlocuteur. Dans toute la bourgade, parler d'éclairage public est une chimère, et l'absence du réseau d'AEP est un autre problème qui envenime la vie des habitants. "Pour s'approvisionner en eau potable, nous sommes obligés de parcourir près d'un kilomètre à pied, certains d'entre nous utilisent des brouettes ou des ânes pour transporter les jerricans d'eau remplis au niveau des sources de Zaârour et Tizguine-centre", a renchéri un autre habitant, qui a indiqué que les promesses non tenues des responsables qui ont plusieurs fois annoncé la réalisation d'un château d'eau datent de plus de trois ans.
Par ailleurs, le sempiternel problème inhérent à l'état de la route reliant leur village au chemin de wilaya sur deux kilomètres constitue un véritable handicap pour les habitants de la localité. Selon des habitants, ledit tronçon qualifié de cimetière de véhicules ne peut être emprunté que par les tracteurs et les camions. La bourgade nécessite un plan de développement d'urgence afin de fixer un tant soit peu les familles, voire ce qui reste des familles de la localité, car le village se vide jour après jour.
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com