Une gestion qui fait beaucoup plus partie de la navigation à vue car, plus de 5 ans après, plusieurs services, dont l'hospitalisation, sont fermés, au grand dam des malades et de leurs parents.Le bras de fer opposant des médecins et paramédicaux du centre de lutte contre le cancer Mokhtari-Abdelghani de Sétif au médecin-chef d'oncologie médicale n'a pas connu son épilogue. En effet, le différend fait partie du quotidien de la structure depuis plusieurs semaines.
À peine installé, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Pr Abderrahmane Benbouzid, a dépêché une commission d'enquête multidisciplinaire à la structure afin de déterminer avec exactitude les tenants et aboutissants du différend qui pénaliserait les malades.
Rappelons que des médecins et paramédicaux de ladite structure ont tiré à boulets rouges sur leur chef (lire notre article du 4 décembre 2019), et de graves accusations ont été citées par les plaignants dans un communiqué dont une copie nous a été adressée.
Il est noté que le médecin-chef a aussi indiqué que les médecins plaignants ont riposté, car l'ordre établi et la méthode de travail basée selon lui sur la rigueur et la ponctualité n'ont pas été de leur goût.
Le médecin-chef, qui serait sûr de lui, a toujours conseillé à ses subordonnés de recourir à la justice. Les résultats de la commission d'enquête seront certainement décisifs, voire d'un grand apport pour l'amélioration de la gestion de la structure et, du coup, l'amélioration de la prise en charge des malades.
Rappelons que le personnel en colère a tenu au début du mois écoulé un sit-in à l'entrée de la structure sise à El-Bez pour dénoncer ce qu'il a qualifié, dans la correspondance adressée au premier responsable du secteur, de dépassements inacceptables et très dangereux du médecin-chef.
"Des actes irrationnels et incompatibles avec la déontologie et l'éthique ont été signalés par différents rapports insinuants la gravité de la situation qui empire de jour en jour", a-t-on lu dans la correspondance.
Il est noté que la gestion du centre de lutte contre le cancer appelé communément CAC (centre anticancer), inauguré en grande pompe en 2013 par l'ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal, n'a pas atteint sa vitesse de croisière. Une gestion qui fait beaucoup plus partie de la navigation à vue car, plus de 5 ans après, plusieurs services, dont l'hospitalisation, sont fermés, au grand dam des malades et de leurs parents.
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com