
Entre la direction de l'Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) et bon nombre de bureaux d'études d'architecture de Sétif, le courant ne passe plus. Pour certains, il est carrément rompu. Le blocage qui ne dit pas son nom touche aussi certaines entreprises de réalisation.Asphyxiées par divers problèmes administratifs et financiers, des entreprises chargées de la réalisation d'une partie du programme de logements inscrit au titre du plan quinquennal 2010-2014, ont déposé le bilan. Devant l'impasse et l'accumulation des problèmes, des bureaux d'études franchissent le pas, saisissent le 22 octobre 2014, par correspondance recommandée et express, la présidence de la République et les services du Premier ministère. La manière de faire de la direction de l'OPGI, les honoraires impayés depuis des mois et la situation des 3.400 Logements publics locatifs (LPL) non lancés à Sétif et El Eulma, sont les principaux points consignés dans le document.Celui-ci n'est pas resté lettre morte. Au grand bonheur des réclamants qui ne manquent pas d'arguments. D'autant plus que les instances saisies ont transmis le dossier au ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de la Ville, Abdelmadjid Tebboune qui ordonne une enquête. Pour avoir d'amples informations et connaitre les positions des différentes parties, une commission d'enquête s'est déplacée à Sétif, le 7 et 8 janvier courant.Conduite, nous dit-on, par le conseiller du ministre, la commission a non seulement entendu des choses «pas agréables à dire» à propos d'un secteur qui va mal, mais reçu bon nombre de «dossiers brulants» qui mettraient en cause bon nombre de parties. Selon nos sources, les «révélations» entendues par les enquêteurs, dépassent de loin, le contenu du document transmis à la présidence et au premier ministère.la réalité du terrain dénoncéeProfitant de cette opportunité, les réclamants ont une nouvelle fois remis sur la table, le problème des 3.400 LPL de Sétif et El Eulma où on y fait, selon eux, du surplace depuis plus de 18 mois. «On ne doit plus tromper l'opinion et les responsables (le wali et le ministère s'entend) avec de faux bilans ou des statistiques théoriques ne reflétant en aucune manière la triste réalité du terrain. Après de longs mois d'attente, de nombreuses entreprises sélectionnées pour la réalisation des 3.400 LPL, se sont désistées.Les pénalisantes et préjudiciables lenteurs bureaucratiques en sont les causes. Les dossiers relatifs au génie civil non approuvés et les rapports de sol non établis depuis des mois, découragent le plus tenace des entrepreneurs. On ne doit plus cacher le soleil par un tamis car la situation du secteur de l'habitat est qu'on le veuille non, catastrophique à Sétif où la cadence des travaux avance à pas de tortue, ces deux derniers années», dira sous le sceau de l'anonymat, un cadre du secteur.Des responsables de bureaux d'études abondent dans le même sens : «la situation est intenable. La direction de l'OPGI qui n'a pas honoré ses engagement exerce une pression pour nous obliger à approuver des dossiers litigieux». Pour avoir la version de l'Office, nous avons tenté de joindre son directeur en vain. Nous apprenons par ailleurs qu'une fois la mission de Sétif achevée, la commission dépêchée par Tebboune s'est par la suite déplacée à l'OPGI de Batna pour éplucher d'autres dossiers?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com