Setif - A la une

Une année comme les autres sinon pire



2017 n'a plus que quelques jours à vivre puis il sera enterré dans le cimetière des années. Stérile, à oublier. 2017 aura été celle des désillusions consommées, des espoirs perdus à jamais et des regrets à cultiver pour longtemps. Elle aura été celle d'un attentat à la pudeur contre une statue livrée depuis la France coloniale aux courants d'air de Sétif. Nue et lascive, elle a clôturé l'année aux urgences de l'actualité. Un marteau est passé par là, la défigurant pour un moment, le temps de s'estomaquer et de crier à la vierge effarouchée. Faut pas dramatiser, elle passera chez le chirurgien esthétique du burin aussi vite que les mains levées des parlementaires pour bénir une loi de finances qui fera de 2018 une ?uvre d'art dans la vie des Algériens. 2017 aura été celle de l'enterrement première classe de notre football, la seule vitrine exportable qui nous restait.Les fennecs ont été dévorés par les lions et chassés par les aigles, offrant aux Algériens l'un des pires scénarios envisageables. La FAF nouvelle version a fait pire que l'ancien mandat, actant la mort d'un spectacle qui occupait l'esprit du petit peuple et le détournait de la politique et de ses dessous sales. 2017 aura été aussi celle des élections, impopulaires, servant à propulser des profils bas aux commandes et précipitant le pays dans cinq autres nouvelles années de médiocrité. Tebboune a remplacé Sellal avant de céder sa place à Ouyahia, pourtant rien n'a changé quoiqu'on aura plus d'argent à distribuer aux riches grâce à l'imprimante laser du gouvernement. Elle a été aussi celle du grand pardon, dixit le Premier ministre, à l'encontre des représentants de la Mecque après un tifo mémorable de supporteurs de Aïn M'Lila. Macron est venu nous rendre visite, serrer quelques mains moites et distribuer des sourires professionnels. Il a signé des contrats, exigé ses exigences puis est reparti par le premier vol en direction de loin l'Algérie. La crise, de passage ces dernières années, s'est installée sur nos terres, se nourrissant de nos cadavres déjà singulièrement rongés par la rouille.
Ailleurs, sur la planète, le roi du monde a continué à jouer aux pyromanes, allumant des brasiers avec les Arabes comme combustibles. Il a offert Al Qods comme cadeau de Noël aux Israéliens et craché sur nos visages cendrés. Il a pris des milliards de dollars des tribus du Golfe et a promis de faire faire la guerre contre les Iraniens. Il a aussi promis de déclencher la troisième guerre mondiale si la Corée du Sud n'arrêtait pas de se moquer de sa coupe de cheveux. Ailleurs aussi, la Russie a bombardé Daech dont on n'entend plus parler comme par miracle même si quelques illuminés continuent à jouer aux mines personnelles, histoire de tuer le temps et la foule. Sinon, 2017 aura été pire que 2016 et moins dure que 2018.
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