Un directeur de l'exécutif, présent lors de la réunion de délibération, nous a affirmé que le maire de la ville n'a pas manifesté son refus quant à l'attribution des dites parcelles au promoteur.
Deux parcelles de terrain d'une superficie de près de 5 688 m2 à la cité Gasria, clôturées depuis plusieurs années, ont été cédées, récemment, à un promoteur pour y ériger une vingtaine de villas dans le cadre d'une promotion immobilière à caractère commercial. Cette session, dans le cadre du Calpiref (Comité d'assistance à la localisation et à la promotion des investissements et de la régulation du foncier), aurait été normale si le terrain n'était pas en plein centre-ville de Sétif. Lors d'une réunion du Calpiref, présidée par le premier responsable de la wilaya, les deux terrains, des biens domaniaux de 3 888 mètres et 1 800 mètres, ont été cédés au promoteur pour les trois premières années, respectivement au prix de concession annuelle après abattement pour les trois premières années, soit 233 000 DA et 109 000 DA. Le promoteur s'est vu attribuer ce lotissement dans les règles de l'art et avec un abattement intéressant. Seulement 10% du prix du terrain seront versés à la Conservation foncière pour y ériger des villas qui seront vendues au prix fort. 'Ce projet va-t-il générer des postes d'emploi ou une richesse pour la ville '" s'interrogent des habitants de la cité Gasria, qui ont pris attache avec notre bureau pour afficher leur refus quant à l'attribution du terrain. 'Nos enfants parcourent quotidiennement quatre à cinq kilomètres pour se rendre aux établissements sis à la cité Belkhired. Ici, nous n'avons aucune structure de santé. Pourquoi les responsables n'ont pas prévu la construction d'un collège ou d'une polyclinique'", s'est interrogé un autre. La loi de finances 2011 stipule l'octroi de la concession de gré à gré par les walis sur proposition du Calpiref. Tout a été fait dans la légalité la plus absolue, cependant il est reproché au premier magistrat de la ville, le président d'APC sortant, de ne pas s'être opposé à cette attribution. Un directeur de l'exécutif, présent lors de la réunion de délibération, nous a affirmé que le maire de la ville n'a pas manifesté son refus quant à l'attribution desdites parcelles au promoteur. 'Si le maire s'oppose, on ne peut pas céder un mètre carré, même dans le cadre de l'investissement industriel. D'ailleurs aucune réunion du Calpiref n'a lieu sans la présence des maires", a renchéri notre interlocuteur. L'avis des différents services, dont l'APC, est très important, voire nécessaire. Selon des responsables de l'APC du chef-lieu de la wilaya, le manque flagrant en matière de terrains qui doivent abriter des équipements d'utilité publique est inquiétant, voire alarmant. En effet, des élus locaux et des directeurs de l'exécutif de la wilaya se sont, à plusieurs reprises, plaint de l'absence d'assiettes foncières pour ériger une école primaire, un CEM, un lycée ou un centre de santé et où le prix du foncier a atteint des prix records.
F. S
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi Senoussaoui
Source : www.liberte-algerie.com