Le sport national est au plus bas. Beaucoup de disciplines sportives n'arrivent plus à s'extirper des différents problèmes auxquels elles font face. Des fédérations aux activités gelées, des sports (basket-ball et volley-ball) dont les dirigeants ont menacé de boycotter le championnat, en raison de l'absence de financement, d'autres (handball) qui ont failli faire rater une compétition continentale à l'une de ses sélections?Mais la situation la plus dramatique aujourd'hui concerne le sport roi. Jamais le championnat national de football n'a été marqué par autant de scandales et d'«affaires». La «brouille» entre la JS Kabylie et la Ligue de football professionnel (LFP) n'est que le énième épisode d'un «mauvais» feuilleton, dont l'épilogue tarde à voir le jour.
Avant lui, il y a eu les déclarations incendiaires de Mohamed Zerouati, président de la JS Saoura, qui avait porté de graves accusations à l'endroit du premier responsable de la FAF, ou celles de Hassan Hamar, à l'issue du match de son club, l'ES Sétif, face à la JSK. Au-delà de la justesse des «revendications» de quelques-uns d'entre eux, le ton, la virulence et l'approximation de certaines déclarations de ces dirigeants, et quelquefois les réactions tout aussi décriées des structures ayant en charge la chose footballistique, font craindre le pire.
Les discours haineux et intempestifs ne sont plus l'apanage de certains «politiques», comme cette députée qui a provoqué toute une région du pays, mais ils émanent également de responsables de clubs de football suivis et adulés par des dizaines ou des centaines de milliers de jeunes, déjà «rongés» par les tracas du quotidien et donc prédisposés à en découdre avec l'«autre».
Des dirigeants qui oublient souvent qu'ils ont une responsabilité morale envers leurs supporters et qui doivent, par conséquent, éviter d'exprimer des déclarations incendiaires qui pourraient pousser ces derniers à l'irréparable. Il y a quelques semaines, des joueurs de football ont été agressés à l'arme blanche sur un terrain de football. Et, au train où vont les choses, ces scènes pourraient se reproduire dans l'avenir.
Un climat tendu qui n'augure rien de bon, d'autant plus que les différents responsables, du football ou politiques, font mine de ne rien voir. A moins que cette situation soit sciemment entretenue pour des objectifs «occultes». Parce que, logiquement, à quelques mois d'une élection présidentielle, l'Exécutif aurait tout à gagner à avoir un championnat «apaisé». Or, les prémices d'une aggravation de la situation sont là. Et paradoxalement, rien n'est fait, du moins jusque-là, pour l'éviter?
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelghani Aichoun
Source : www.elwatan.com