Succédant à Nacer Maskri, le nouveau chef de l'exécutif de Sétif n'a pas été gâté. Ainsi, la mission de Mohamed Belkateb est loin d'être une sinécure.Eu égard à l'énormité de la tâche et des innombrables problèmes en suspens, le commis de l'Etat n'a pas droit à un round d'observation, notamment au niveau du chef-lieu où rien ne va. Au lieu de prendre à bras-le-corps la multitude de problèmes freinant le développement de la ville, les élus de la majorité (FLN) s'entredéchirent, transformant dès lors leur présence à la tête de l'une des plus importantes agglomérations du pays, en querelles de clocher.
Avant de mettre le doigt sur la plaie, Belkateb va sans doute jouer au pompier, puis relancer le comité de la ville, appelé dernièrement à la rescousse pour sauver les meubles d'une cité empêtrée dans d'inextricables problèmes.
L'éclairage public défaillant et obsolète, le réseau routier crevassé et troué, le cadre de vie en perpétuelle dégradation, le ramassage des ordures et les espaces verts entretenus n'existant que dans les esprits d'un fantomatique jury d'en haut, devraient occuper la pole position de la feuille de route de Belkateb, appelé à bousculer les locataires de l'Hôtel de Ville.
Ces derniers n'ont toujours pas réglé l'éternel problème du cinéma Variétés, fermé depuis plus de 20 ans, et la question du plan de circulation de la ville qui suffoque. Ayant consommé des milliards de dinars, le stade Mohamed Guessab et le parc aquatique de la cité Laïd Dahoui ne sont toujours pas livrés. La réhabilitation de l'école des Frères Berchi poireaute depuis plus de 12 longues années.
La rénovation de l'historique collège de l'enseignement moyen Mohamed Khemisti, de la cité Tlydjene, n'est toujours pas la priorité des gestionnaires de la ville, ne se souciant guère du bien-être de centaines d'écoliers et collégiens, contraints de poursuivre leur scolarité dans des salles de cours accueillant plus de 45 élèves.
Faisant des procédures administratives un faux alibi, les représentants du peuple n'ont pas fait l'effort de lancer à temps 9 écoles primaires et 5cantines, au grand dam des potaches obligés de composer avec la désinvolture de leurs élus, oubliant une fois de plus que «gouverner, c'est prévoir».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com