Apparemment, la santé du citoyen obligé de payer seul les «pots cassés» de la mauvaise gestion des responsables restant de marbre face aux déboires de leurs administrés ne sachant plus à quel saint se vouer, n'est pas une urgence. Perdurant, depuis maintenant 10 mois, le calvaire des habitants de la promotion Yaici située en face de l'hôtel Sitifis, n'offusque personne.L'obstruction de la canalisation du réseau d'assainissement provoquant le refoulement des eaux usées à l'intérieur du bâtiment inondé par la puanteur et des odeurs nauséabondes n'a aucun effet sur les différentes parties (commune, Setram et ONA) concernées. Pour mettre un terme à leur supplice, les habitants ainsi que le promoteur sont disposés à participer aux travaux bloqués face à l'indifférence des locataires de l'hôtel ville ayant, sans nul doute, la tête ailleurs. De tels manquements irritent les citoyens tancés par une situation des plus pesantes. «La gravité du problème ne dérange pas les responsables de la Setram, de la commune et de l'ONA qui n'ont toujours pas donné suite à nos innombrables sollicitations.
On s'explique mal la démarche des responsables de la commune trouvant le moyen de zaper les trois rendez-vous fixés pourtant par leurs soins. Une telle manière n'est ni plus ni moins qu'un manque de respect envers les citoyens. En concertation avec le promoteur, nous avons signé un engagement pour la prise en charge d'une partie des travaux.
Ledit engagement a été déposé au secrétariat du vice-président chargé de la technique depuis maintenant dix jours, mais point de réponse. Le silence radio de l'APC accentue notre déprime, met en danger notre santé et celle de nos proches», fulminent des occupants de l'immeuble pollué par les odeurs fétides. Pour connaître la position des autres parties, on prend attache avec le directeur de l'Office national de l'assainissement (ONA) qui a bien voulu nous répondre : «Nous avons proposé le surélèvement des descentes du réseau d'assainissement de l'immeuble. Techniquement, l'opération est faisable et ne dérange pas les habitants, d'autant que les travaux se feront dans le vide sanitaire.
L'ONA est disponible à prendre part à l'opération suivie par le wali faisant du bien-être du citoyen une priorité». Nos tentatives de joindre le vice-président chargé du technique n'ont pas abouti, au grand dam de ces contribuables contraints de composer avec la nonchalance des gestionnaires d'une cité à l'agonie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com