Décidément, le centre d'études et de réalisation en urbanisme (URBA) de Sétif n'en finit plus avec les scandales. Après le licenciement abusif de neuf agents dans l'attente d'une réintégration et d'un dédommagement, l'institution est une nouvelle fois éclaboussée par une affaire de fausse déclaration d'un agent, en poste à Bordj Bou Arréridj percevant depuis son recrutement la prime du salaire unique, alors que son épouse n'était pas femme au foyer.Pour bénéficier d'un tel «pécule» mensuel de 2 500 DA, il trouve le moyen de présenter un certificat de non-activité pour son épouse. En découvrant le pot aux roses, des travailleurs saisissent la direction et leur tutelle, à savoir le ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de la Ville.
Face au mutisme des responsables sollicités, les travailleurs déposent plainte et informent le procureur de la République près le tribunal de Sétif, qui aurait ouvert une enquête. Outrés par le silence de la direction, accusée par les travailleurs de régionalisme, de parti pris et de favoritisme, les plaignants montent au créneau. «N'ayant pourtant pas commis un crime, des agents dont l'unique tort est d'avoir pris part à une grève ont été licenciés.
Réhabilités par la justice, les licenciés attendent toujours une réintégration et dédommagement de la part de la direction de l'URBAS, se distinguant une fois de plus par les deux poids deux mesures et une complaisance vis-à-vis d'un fraudeur. Contrairement aux licenciés qui ont été congédiés comme des malpropres, l'indélicat agent auteur d'un faux et usage de faux n'a fait l'objet d'aucune mesure disciplinaire. Pour étouffer l'affaire, la direction procède, depuis septembre 2018, à une ponction sur salaire sous le fallacieux prétexte d'un trop-perçu. Mieux encore, l'administration compte le gratifier d'une promotion», diront nos interlocuteurs munis de toutes les pièces se rapportant à cette affaire.
Et de poursuivre : «Profitant de la complaisance de la tutelle se murant dans un silence complice, la direction de l'URBAS a transformé un établissement public en propriété privée. Afin de mesurer l'ampleur des dégâts subis par l'institution, on demande l'ouverture d'une enquête, laquelle mettra la lumière sur les gravissimes dépassements d'une direction ne ménageant aucun effort pour écarter, marginaliser et sanctionner des cadres compétents mutés arbitrairement à BBA. Un échantillon des excès de la direction est consigné dans la lettre transmise le 27 juillet 2018 au ministre de l'Habitat», précisent des réclamants à bout de nerfs.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com