Setif - Revue de Presse

Sétif Eriad : privatisation imminente



«La privatisation d'ERIAD Sétif, structure économique regroupant 10 filiales spécialisées dans la production de pâtes et dérivés, est un acte économique incontournable pour assurer la pérennité du groupe. Cependant la mise en action du processus de privatisation impliquait, indéniablement, le retrait du groupe de la bourse pour entrer en adéquation avec l'aspect juridique de l'ordonnance définissant les modalités et les dispositions régissant l'acte de privatisation». C'est ce qu'a tenu à déclarer le président du SGP SEGRO, lors d'une récente rencontre avec les représentants de la presse écrite locale. Cette sortie médiatique du président du SGP, en l'occurrence M. Sokhal Ramdane vient, ainsi, pour donner une double mise au point. Premièrement, l'évocation du motif ayant retardé le processus de privatisation du groupe de Sétif contrairement aux autres groupes relevant du même SGP et formant l'ex-SIMPAC et deuxièmement mettre un terme aux supputations ayant entouré l'acte de sortie par le groupe du système de la bourse. A cet effet, M. Sokhal expliquera que le retrait du groupe de la bourse et dont la presse écrite avait fait écho des semaines durant, s'inscrivait, purement et simplement, dans cette logique d'adaptation de la forme juridique du groupe à l'esprit de l'ordonnance relative à la privatisation. Ecartant tout corollaire entre le retrait du système de la bourse et le processus de cession, M. Sokhal dira: «j'ai été étonné de lire dans les colonnes de certains journaux que le retrait du groupe de la bourse était le signe annonciateur d'un imminent échec sur le plan économique. Alors qu'il était question tout simplement d'entrer en équation avec l'esprit juridique de l'ordonnance définissant les modalités et les dispositions relatives à la privatisation qui, selon ces mêmes dispositions, prévoient le versement, au profit du Trésor public, de 80% du montant du prix de la session et 10% de ce même montant aux travailleurs; les autres 10% à partager entre les tiers actionnaires. Chose qui ne pouvait se faire du fait que l'Etat n'était pas le seul actionnaire au sein du groupe et qu'il était question, d'un autre côté, de protéger les petits porteurs de titres, conformément aux règlements relatifs aux SPA» et d'insister sur le fait que la privatisation du groupe demeure une priorité inévitable dans la mesure où elle reste le seul palliatif pour assurer sa relance. Dans cet ordre d'idées le conférencier expliquera qu'il ne s'agit nullement d'un désengagement de l'Etat, synonyme d'un abondant corollaire d'une fuite en avant. Voulant comme argument que rentabilité sociale n'est jamais traductrice d'une rentabilité financière notamment dans une atmosphère de concurrence ardue. Garantissant que le volet social, notamment la préservation des postes de travail, restera l'un des points sur lequel s'articulera l'acte de cession du groupe, le président du SGP assurera que celle-ci se fera non pas en fonction des prix de cession mais qu'elle sera accordée au profit de tout preneur proposant un business plan digne de relancer l'activité voire de soutenir son développement futur. Autrement dit, la cession du groupe ne saurait se faire qu'au profit des vrais professionnels. «Il ne vous échappe pas que la position stratégique d'ERIAD en tant que régulateur, nous met face à un impératif de préserver le secteur de l'agro-alimentaire contre toute velléité de surenchère au détriment de la protection du pouvoir d'achat, d'où l'urgence de s'atteler à mener à terme le processus de privatisation tout en respectant le critère de la relance de l'activité d'ERIAD», devait martelé M. R. Sokhal indiquant que, d'ores et déjà, des professionnels mexicains, espagnols et autres sont venus se proposer pour la reprise du groupe. Interrogé sur l'état de santé du groupe, notamment après les derniers scandales qui l'ont secoué et durant lesquels plusieurs responsables ont été condamnés à de lourdes peines de prison, le président du SGP déclarera qu'actuellement tous les indicateurs sont au vert et que le groupe se porte à merveille sur le plan économico-financier. «Outre le fait que je sois venu à Sétif pour remettre la feuille de route de l'exercice 2008, je suis venu aussi pour féliciter les responsables dirigeants pour les efforts drastiques qu'ils ont déployés et qui, en définitif, ont permis de redresser positivement la situation de l'ensemble des filiales», devait dire le président du SGP et d'ajouter que le groupe de Sétif demeure le fleuron de l'industrie agro-alimentaire et un pôle de croissance indéniable. Aux questions relatives à la fluctuation des prix de la semoule, de la farine et des autres produits en pâtes, l'interlocuteur assurera que grâce au concours de l'OAIC et de la chefferie du gouvernement, le prix de ces denrées de base sera soutenu.
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