
Afin d'accomplir une omra dans des conditions décentes, deux s?urs payent le prix. Bernées par les «offres» du gérant de l'agence de voyages, une vieille connaissance de surcroît, les clientes sont ravies.Arrivées aux Lieux Saints, les deux Sétifiennes découvrent la face cachée du tourisme à l'algérienne. Ainsi, la omra, effectuée du 17 au 31 mai dernier, se transforme en cauchemar.Pour défendre ses droits et ceux des autres pèlerins qui n'ont pas osé dénoncer de tels agissements, El Hadja dépose plainte au niveau de la direction du tourisme de Sétif priée de prendre les mesures nécessaires afin que de tels comportements au nom du sacré cessent. S'estimant avoir été lésée même spirituellement, El Hadja raconte le calvaire vécu : «Dans le but de recouvrer la sérénité et raffermir ma foi, je décide d'effectuer une omra. Malheureusement le produit (une chambre à deux lits) payé à l'agence a été détourné.Le morchid, fils du gérant, l'a décidé à mes dépens et jurait qu'il n'existait pas de chambre à 2 lits et qu'il n'y avait que des chambres à 3 lits. La réception m'affirmait que la responsabilité d'attribution revenait au morchid.Alors pourquoi m'avoir fait payer une chambre (460 000,00 DA) qui n'existe pas '», s'interroge l'infortunée, ayant gros sur le c?ur : «De plus, on m'avait convaincue que l'hôtel se situait à 500/550 m du Haram, alors je ne rentrais que vers 23h à l'hôtel, exténuée, pour en ressortir à 2h30 du matin, et ce, durant tout le séjour. Vers la fin du séjour, j'ai aperçu au fond du couloir une belle chambre à 2 lits, la même que celle que j'avais payée, occupée par la famille du gérant. Le hic est l'état catastrophique des chambres, poussiéreuses, sans aération, crasseuses, pas de ménage, draps et taies d'oreillers crasseux.On a dormi sur nos propres serviettes de toilette à Médine. On a vécu dans des bouillons de culture et de véritables boîtes de pétri» Précise la plaignante. Le supplice enduré durant le voyage Médine-La Mecque la hante encore : «Nous avions quitté Médine juste après salat El djoumouaa pour n'arriver qu'aux environs de minuit (le bus devait s'arrêter régulièrement sur la route? le moteur chauffait).Nous avons accompli les rites de la omra vers 2h et demie du matin puis rejoint l'hôtel dans un état de fatigue, de déconcentration et de déception indescriptibles. Les zyarates promises n'ont pas été respectées», précise El hadja, pointant du doigt les aléatoires prestations de service et le manque de professionnalisme de ces agences. Le nouveau ministre du Tourisme va-t-il faire le ménage et mettre fin à une gabagie ne disant pas son nom '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com