La grève de huit jours, décidée par les travailleurs des sept hôtels relevant de l'Entreprise de gestion touristique (EGT) Est, dont les «fleurons» constantinois «Cirta» et «Panoramic», a débuté hier. Ses initiateurs affirment «ne pas céder un pouce de leurs revendications, jusqu'à leur satisfaction totale et sans aucune concession». Pour faire bonne mesure, les travailleurs ont affiché des banderoles sur les portes d'entrée des deux hôtels Cirta et Panoramic. Le va-et-vient des personnels qui n'étaient pas visiblement «fixés» à leurs postes de travail, déambulant dans les couloirs, traduit l'expression d'une grève sur le tas. La grève déclenchée depuis hier a épargné les clients hébergés dans les sept hôtels puisque le service minimum est assuré. «Le 1/3 du personnel est en fonction, soit 28 sur 57, pour l'hôtel Cirta. Le droit au départ volontaire demeure notre revendication charnière approuvée et paraphée par le syndicat de l'entreprise Essalem et Gestour lors de la signature de la convention de branche en septembre 2006 et confirmée par le protocole d'accord signé le 28 avril 2007 et qui prévoit qu'en cas de cession ou de vente de l'hôtel, les travailleurs percevraient deux mois de salaire pour chaque année de travail effective», déclare M. Mezhoud Ali, chargé des affaires économiques et sociales de la Fédération nationale des travailleurs du commerce et du tourisme. Toujours selon notre interlocuteur, «depuis, la tutelle a décidé d'envelopper cette convention dans un flou qui a fini par semer la suspicion dans l'esprit des travailleurs de l'entreprise. Et pour rappel, aussitôt l'opération de cession de l'hôtel Essalem enclenchée, un préavis de grève fut déposé auprès de qui de droit. Soucieuse d'éviter des remous dans le secteur, Gestour organisa alors une seconde rencontre avec notre syndicat d'entreprise et proposa au préalable de l'application de la convention, la finalisation de la passation des pouvoirs avec le nouvel acquéreur, proposition rejetée en bloc par les travailleurs qui décident alors d'une grève de huit jours à compter du 05 février.» Selon M. Kessali Badis, responsable du syndicat d'entreprise, «cette grève implique les 640 travailleurs des sept hôtels de EGT/Est, en solidarité avec ceux de l'hôtel Essalem. Nous ne voulons pas vivre la mésaventure des personnels des hôtels l'Orient (Annaba) et El Hidab (Sétif) qui ont été jetés à la rue. Nous ne sommes redevables qu'envers l'ancienne entreprise gestionnaire, car le nouveau repreneur de l'entreprise ne reconnaîtra pas dans tous les cas nos revendications.» En termes chiffrés et à titre d'exemple, l'EGT, en vertu des accords signés en septembre 2006, doit verser la somme de 7 milliards de centimes au personnel de l'hôtel l'Orient (Annaba), 9 milliards de dinars pour celui de l'hôtel El Hidab (Sétif). Selon le chargé des affaires économiques et sociales de la Fédération nationale des travailleurs du tourisme, une rencontre nationale de tous les syndicats d'entreprise est prévue dans l'enceinte de l'hôtel Essalem les 18, 19 et 20 février, pour une évaluation exhaustive du débrayage du 05 février et les suites à donner. Selon le syndicaliste, «si la tutelle ne respecte pas l'accord paraphé par les deux parties, nous appellerons à une grève nationale illimitée jusqu'à satisfaction de nos revendications».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : T D
Source : www.lequotidien-oran.com