Comme annoncé dans notre édition d'hier, Serrar vient de tourner définitivement la page entente.
Avant de quitter un club qu'il a servi depuis plus de 18 ans, Serrar a animé avant-hier un point de presse qui n'a pas été caractérisé par des «scoops». En dépit de l'insistance des journalistes, l'ex-homme fort de l'Entente n'a pas voulu livrer les véritables causes de son départ, (différend avec Hamar et le wali de Sétif), il dira d'emblée : «J'ai organisé cette conférence pour informer l'opinion que je n'y suis pour rien dans le report de la dernière assemblée générale du CSA-ESS.
Pour confirmer mon éloignement des affaires du club, je suis démissionnaire depuis juin dernier. Je n'ai signé aucun document depuis cette date. Moralement et physiquement, je suis à bout. Je n'ai plus les moyens et les capacités pour diriger. J'aspire à du repos, à la quiétude et à une vie familiale tranquille. Les gens qui me dénigrent aujourd'hui oublient que les plus belles pages de l'entente ont été écrites sous le règne de Serrar, mais je dois composer avec l'ingratitude des mémoires courtes», déclare L'ex-libéro des Noir et Blanc des années 1980, qui enchaîne : «Pour prouver ma bonne foi et attachement à ce club qui m'a donné cette notoriété, j'ai, en dépit de la démission morale, activement participé au recrutement de 80% des nouveaux joueurs. Je quitte le club en laissant derrière moi un bon palmarès et une bonne équipe qui s'est préparée dans d'excellentes conditions. J'ouvre une parenthèse pour dire que techniquement cette équipe est bonne, mais sur un plan de gestion elle est difficile car certains joueurs sont à cheval quand il s'agit de leur rétribution'».
Interrogé sur d'autres sujets liés à son futur immédiat, Serrar qui a esquivé les questions pièges clame : «Conscient d'avoir tout donné à mon club, j'estime qu'il est temps de laisser la place aux autres. Comme je n'ai plus la force et les moyens matériels s'entend, je suis dans l'obligation de passer le témoin. Pour démentir les affabulations de certains qui m'ont désigné manager général du club Africain, je le dis et redis que l'avenir professionnel de Serrar est à Sétif où il compte consacrer plus de temps à son entreprise», fulmine l'ex-président de l'ESS qui demeure actionnaire de la SSPA : «Je ne vais tout de même pas mettre une croix aussi facilement sur une relation de plus de 18 ans. Je reste donc actionnaire, d'autant plus que la SSPA n'est pas en mesure de s'offrir mes actions», clame Serrar qui part avec un goût d'inachevé.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com