Des centaines de
travailleurs de plusieurs entreprises dissoutes se sont rassemblés hier matin à
9 h, au niveau du square Benna ceur situé en plein centre-ville, dans le but
d'avoir les dernières informations sur les démarches que les responsables de
leurs associations respectives sont en train de mener, depuis plusieurs années,
pour l'obtention de leurs droits.
Interrogés, ces derniers ont répondu qu'il
s'agit de la prime de 10% sur le montant de la vente du patrimoine de
l'entreprise dissoute, qui ne leur a pas été cédée. Entouré de ses camarades,
M. Ayad Youcef, président de l'association des anciens travailleurs de
l'Entreprise des travaux de l'Est (ESTE), dissoute en 1998, explique que plus
de 300 travailleurs de différentes entreprises locales et régionales, qui ont
été dissoutes et dont la liquidation a été achevée, se trouvent rassemblés
aujourd'hui dans ce jardin. Il cite les plus connues d'entre elles, comme la
Dnc, l'Este, la Sonatiba, l'Ecotec et la Comamo. «Nous nous rencontrons pour
donner les dernières informations sur les démarches faites par notre avocat au
sujet de nos droits à l'obtention des 10% sur la vente des avoirs de notre
entreprise dissoute et liquidée, et ce en vertu de l'instruction du chef du
gouvernement, M. Ahmed Ouyahia, datée de 2001. Cette instruction a été
complétée par une autre signée en 2005. A la suite de ces instructions, ajoute
ce travailleur en chômage, nous avons été les premiers à nous constituer en association
et les travailleurs des autres entreprises ont suivi pour confier la défense
des droits de leurs membres à un avocat. Ils ont alors commencé à organiser
périodiquement des rassemblements qui ont regroupé parfois jusqu'à 900
travailleurs. «Pas plus tard qu'hier, poursuit notre interlocuteur, nous avons
été, en présence de notre avocat, reçus à l'inspection du travail pour
effectuer des démarches et retirer les procès-verbaux de revendications.
D'autre part, lors de notre dernier contact avec le président du tribunal, nous
avons pu savoir que d'ici la fin du mois, un jugement définitif interviendra.
Aidés par la force de la loi, nous serons alors en mesure de réclamer le
versement de cette prime».
Mais, selon M. Ayad, les travailleurs des
entreprises en question continueront toujours à revendiquer, cette fois à
propos des fonds des Å“uvres sociales. «Oui, il nous reste à réclamer les fonds
de ces œuvres. Pour ce qui concerne l'Este, soutient-il, nous avons appris que
le montant s'élève à 35 milliards de centimes qui se trouvent déposés au Trésor
public». Il assure aussi que son association est en possession de documents
administratifs indiquant que l'Este a été «vendue» pour 300 milliards de centimes,
en indiquant que les travailleurs de beaucoup d'entreprises de la région Est,
ceux des wilayas de Sétif et de Mila entre autres, ont perçu la fameuse prime
de 10%. «Si d'ici le début de l'année prochaine, après la première audience du
tribunal prévue à la fin du mois de décembre, il n'y a aucun résultat probant,
nous saisirons par écrit le Premier ministre», conclut le président de
l'association des travailleurs de l'ex-Este.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com