Amélioration des programmes de formation, prises en charge des malades aux urgences, rôle des collectivités locales dans la santé de proximité et hiérarchisation des soins : tels étaient, entre autres, les sujets abordés hier à Sétif, lors de la rencontre régionale consultative sur le nouveau système de santé.Répartis sur plusieurs ateliers, les 200 participants ont, en effet, estimé que certains programmes sont devenus obsolètes. "Nous avons proposé que la formation médicale continue soit obligatoire et comptabilisée pour la promotion dans la carrière. Il faut aussi évaluer les différentes opérations de formation et revoir les programmes de formation initiale tout en les adaptant aux nouvelles exigences et à la demande des établissements de santé", a déclaré d'emblée à Liberté, le Pr Feriel Saada, directrice des activités médicales et paramédicales au CHU de Sétif.
Pour l'atelier traitant de l'intersectorialité, les propositions étaient très riches. Il est préconisé de revoir l'engagement des APC pour la promotion de la santé du citoyen, en restructurant notamment le bureau d'hygiène communal et sa réorganisation en direction au niveau de la mairie, souligne le Dr Djeridi Abbès, médecin à la retraite et responsable du bureau d'hygiène communal à l'APC de Sétif.
De son côté, Z. Amor, représentant d'une association de malades souffrant d'anémie héréditaire (Jijel), estime qu'il est grand temps que la voix du malade soit entendue. Les patients sont souvent "balancés d'un hôpital à l'autre et d'un établissement public au privé sans pour autant pouvoir payer les soins au niveau des cliniques privées", dénonce-t-il, réclamant la gratuité des soins ou leur remboursement.
S'agissant de hiérarchisation et d'organisation des soins, notamment les services des urgences, le Pr Kamel Bouchenak a tenu à souligner qu'il est impératif de prévoir un nouveau zoning tout en filtrant les patients. "Nous devons donner l'importance nécessaire aux services de prévention, soit par la restructuration des services Semep qui doivent avoir, selon tous les participants, une autonomie structurelle tout en les renforçant de moyens humains, matériels et financiers", affirme, pour sa part, M. Kerboua de l'EPH de Chelghoum Laïd dans la wilaya de Mila.
"La clé pour assurer une bonne gouvernance est l'actualisation de la nomenclature des actes ainsi que des tarifications des différentes prestations à travers l'ancrage de mécanismes et outils modernes pour la valorisation des différentes prestations", propose M. Rouabhi, directeur de l'EHS de cardiologie de Constantine.
S'agissant de la bonne gouvernance, pour le Dr Mohamed Sadek Bouahraoua, médecin inspecteur et coordinateur à la DSP de Batna, il est grand temps d'amender certains textes de la loi 18-11 tout en adaptant d'autres textes à la réalité du terrain.
"Les propositions qui émaneront de notre rencontre régionale seront soumises aux participants à la rencontre nationale pour constituer une feuille de route aux hautes autorités de l'Etat afin de réussir l'amélioration du système de santé", a expliqué Abdelhakim Dahane, directeur de la santé et de la population de la wilaya de Sétif.
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com