
La tâche ne s'annonce pas aisée pour le département ministériel de Abdelkader Ouali quand il s'agit de protéger l'environnement, changer le comportement des citoyens, des opérateurs économiques et des fonctionnaires.Après avoir tenu des rencontres régionales ayant regroupé l'ensemble des couches des populations impliquées dans la protection active de l'environnement (Sétif, Tlemcen, Blida), Abdelkader Ouali, ministre des Ressources en eau et de l'Environnement, a présidé, jeudi dernier, à la maison de l'environnement de Tipasa, une rencontre avec les médias algériens qui constituent les accompagnateurs incontournables dans cet exercice difficile. «Le rôle des journalistes dans un premier temps est de provoquer l'éveil chez les citoyens et les opérateurs, il faut arriver à convaincre de l'utilité de préserver jalousement toute cette nature qui existe dans toutes les wilayas de notre pays et tout le monde est concerné.La préservation de notre environnement est à présent une cause nationale», a-t-il dit en substance. Selon lui, les textes réglementaires et les institutions existent. «Nous allons créer une base de données pour chaque wilaya, ce sera une mission d'alerte pour l'Observatoire national de l'environnement», indique le membre du gouvernement. Lors de son allocution, il a fait état de la situation catastrophique de l'environnement naturel, de la faune, la flore, l'organisation dans le ramassage, le traitement et la transformation des déchets, des ordures, des eaux polluées et a évoqué l'avenir économique et social du pays. Il faut que chaque citoyen et opérateur devienne «le partenaire de son environnement et cesse de l'agresser». Tout devra commencer à partir des quartiers et des communes. Les responsables algériens n'étant pas sensibles envers l'environnement, ont du mal à appliquer les lois en matière de protection de l'environnement, ce qui explique cette anarchie à l'échelle globale. Abdelkader Ouali a tenu à citer quelques bons exemples, malheureusement très rares, qui existent au niveau des wilayas de Sétif, M'sila, Tizi Ouzou et Blida. Néanmoins, il garde l'espoir qu'un jour le citoyen algérien agira dans la protection de son environnement naturel.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M'hamed Houaoura
Source : www.elwatan.com