
L'équipe du Pr Behar, composée de 6 maîtres assistants, un maître de conférences et six praticiens de santé publique, a réalisé, en 2016, près de 3000 interventions, dont 1224 dans le cadre des urgences et 1688 programmées, dont 300 en utilisant la laparoscopie (célioscopie).En dépit de l'absence d'un bloc opératoire digne de ce nom, le service de chirurgie générale du CHU Sâadna-Abdennour de Sétif a réussi à réaliser des exploits en matière d'actes chirurgicaux. En effet, selon les statistiques, l'équipe du Pr Behar, composée de 6 maîtres assistants, un maître de conférences et six praticiens de santé publique, a réalisé, en 2016, près de 3000 interventions, dont 1224 dans le cadre des urgences et 1688 programmées, dont 300 en utilisant la laparoscopie (célioscopie). Ceci en dépit des difficultés rencontrées relatives à la dépendance de l'utilisation de cette dernière. "Dernièrement, la direction du CHU a procédé à une opération de réhabilitation du service. C'est une bonne chose, certes, car le service n'a bénéficié d'aucune opération de réhabilitation depuis son ouverture en 1940, mais nous attendons avec impatience le lancement des travaux d'extension de la salle post-opératoire qui ne compte que neuf lits et du bloc opératoire", nous a déclaré Pr Behar. Et de renchérir : "Au service, nous avons une pression terrible, car c'est un service pluridisciplinaire. Nous faisons de notre mieux pour réduire les délais d'attente, et la programmation des malades pour des interventions se fait selon l'urgence. Par ailleurs, outre la chirurgie programmée, nous assurons chaque jour les interventions dans le cadre des urgences. Pour ces dernières, on est confrontés à une contrainte physique et une autre relative à la difficulté du diagnostic."Par ailleurs, notre interlocuteur a tenu à souligner que son service assure la chirurgie carcinologique dont tous les cancers du tube digestif, la thyroïde, le pancréas, l'ovaire, l'utérus, les testicules, les voies biliaires ainsi que l'ablation du sein qui est pratiquée depuis plusieurs années.En 2016, l'équipe du Pr Behar a réalisé 168 actes chirurgicaux pour des pathologies tumorales dont 52 ablations du sein, soit 30% de l'activité. "Pour les jeunes femmes, l'ablation reste une mutilation, car elle a un impact social important sur son environnement. On doit aussi prendre en considération ce volet, car beaucoup de couples n'ont pas survécu à cette épreuve très difficile. Nous devons ?uvrer pour une chirurgie conservatrice et éviter la mastectomie quand il est possible", nous dira le chef de file du service. Il est à noter que 10% des femmes ayant subi une ablation du sein cherchent une prothèse. Il est à noter que Pr Behar a tenu à souligner que lorsqu'on parle de chirurgie carcinologique, il est impératif de parler de morbidité et de mortalité. Il déplore un décès sur 168 malades opérés, soit 0,6%. Par ailleurs, le taux de morbidité est de 7,4%.F. SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi Senoussaoui
Source : www.liberte-algerie.com