La commune de Sétif se débat dans de lourds dossiers empoisonnant un peu plus la vie à une assemblée n'ayant apparemment pas l'intention de rentrer dans le vif du sujet.Ainsi, le dossier des Plans d'occupation du sol (POS) 35 et 36 de la cité Gaoua, située à la périphérie nord-est de la ville, n'est toujours pas bouclé. Faisant du surplace depuis 11 longues années, l'affaire hante les esprits de nombreux citoyens et promoteurs, qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Ces derniers ont frappé aux portes de différentes instances, lesquelles n'ont pas jugé utile de prendre à bras-le-corps un aussi volumineux dossier continuant à faire couler beaucoup d'encre.
Ne mesurant pas l'importance d'un tel POS où devraient être construits des milliers de logements et de nombreux équipements d'utilité publique, les responsables concernés, en premier lieu ceux de la commune, tergiversent et font la sourde oreille. Pis encore, ils (les responsables de l'APC) excellent dans les deux poids, deux mesures. Puisqu'ils ont trouvé «l'astuce» pour délivrer les documents (permis de lotir, permis de construire et autres) à certains et d'apposer un niet à la demande de la majorité, qui s'explique mal un tel procédé.
Outrés par une telle démarche, des citoyens, ne voyant rien venir, reviennent à la charge pour remettre sur la voie publique un problème ne trouvant toujours pas un heureux épilogue.
«On s'explique mal la manière de faire de l'APC trouvant le moyen d'octroyer le permis de construire aux uns et de tourner le dos aux autres. S'apparentant à de faux alibis, les justifications de nos interlocuteurs ne tiennent plus la route. L'histoire des réserves non levées par l'URBAS est un refrain consommé.
Fuyant ses responsabilités, l'APC nous oblige à passer outre. On ne peut pas attendre indéfiniment un permis de construire d'un POS faisant l'objet d'une deuxième étude qui n'en finit plus.Nous demandons l'intervention du wali pour instruire les responsables concernés à l'effet de mettre un terme aux dépassements de l'administration et atténuer la déprime des citoyens», fulmine un groupe de citoyens qui s'est rapproché d'El Watan.
Pour connaître l'autre son de cloche, on a pris attache avec le nouveau vice-président de l'APC, chargé de l'urbanisme, Hamza Belayat. «Selon la réglementation en vigueur, un permis de construire est délivré dans un délai de 20 jours.
Il est à la fois anormal et inconcevable qu'on fasse attendre des citoyens de longues années. D'après les chargés du dossier, l'URBAS tarde à lever les dernières réserves», précise notre interlocuteur ne connaissant pas tous les dessous de l'affaire.
Parlant sous le sceau de l'anonymat, un agent de la commune nous informe que le dossier est bloqué pour un différend financier opposant la commune à l'URBAS, refusant de finaliser le travail tant qu'il n'aura pas perçu ses honoraires estimés à 40 millions de dinars. Dans l'attente du règlement de cette situation, le citoyen demeurera l'otage d'une bureaucratie à la peau dure.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com