Setif - Revue de Presse

Passage au cycle secondaire L'Education revoit sa copie



L'Education nationale «révisera le système de passage à la première année secondaire dès la rentrée prochaine», a déclaré, hier, le secrétaire général du ministère de l'Education, Boubkeur Khaldi, lors d'une conférence de presse.  Cette déclaration intervient au lendemain de celle faite par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lors de sa visite à Sétif où il a affirmé que le système de passage du cycle moyen au secondaire appliqué pendant cette année crée des injustices. Le président de la République avait qualifié d'anomalie de demander aux élèves du cycle moyen d'avoir à obtenir le BEM pour accéder au lycée.  Une injustice à laquelle il faut parer en instituant un «coefficient équitable» pour le passage au cycle secondaire. Actuellement, la note obtenue au BEM est comptée pour les deux tiers dans la moyenne de passage. Les remarques du Président sont pour «nous des instructions que nous appliquerons à la prochaine année scolaire», a déclaré Boubkeur Khaldi, qui indiquera que les recalés du BEM peuvent redoubler l'année. Le système de passage au secondaire recueillera toutes les attentions des spécialistes pour son remplacement par un autre plus efficient, a estimé le conférencier, qui argua en outre que «ce sont là des retouches qu'il faut opérer dans un système scolaire appelé à évoluer constamment».  Cette année, sur un effectif de 471.250 élèves, 231.716 sont admis en première année secondaire, soit un taux de 49,17%, et un taux de réussite de 44% au BEM, soit 207.364 élèves. On affirme que l'évolution constante d'admission durant les dernières années et le taux de mentions obtenues sont «les conséquences logiques» des mesures prises par l'Education nationale dans l'évaluation continue, l'exigence de moyenne pour le passage, le nouveau système d'évaluation pédagogique, l'amélioration du niveau et de la qualification des enseignants.... La fuite en avant qu'a connue le système éducatif il y a quelques années serait révolue. Khaldi donna à titre d'exemple le faible taux de réussite de l'année 1992, 12% seulement avec le rachat. Par ailleurs, on annonce que toutes les mesures, y compris des sanctions, seront prises afin d'améliorer les taux de réussite aux examens dans les établissements qui ont enregistré de faibles taux de réussite. Dans les écoles privées, l'on note un taux de 26% de réussite au BEM. «Un chiffre acceptable», indiquera le conférencier, qui annoncera néanmoins la fermeture de plusieurs d'entre elles pour non-respect de la règlementation. Une affaire à suivre.
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