
La 3e édition de la Fête de la robe kabyle (Tijihlit Iwadhiyen) qu'organise l'APC des Ouadhias, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou, en collaboration avec l'APW, a été ouverte mercredi dernier, en présence du président de l'APW, Mohamed Msela, des autorités locales et de nombreux invités.L'école primaire des trois Frères Tifrani, qui a abrité cette manifestation, a reçu un nombreux public. Cette fête, qui s'étalera jusqu'au 31 juillet, a regroupé plus d'une trentaine d'exposantes, dont une vingtaine de couturières de la région des Ouadhias.En plus de la robe kabyle, l'exposition comprend le bijou, des tableaux de peinture, le gâteau traditionnel et la philatélie. Après la visite des différents stands, le président de l'APW dira : «La robe des Ouadhias, de Bouzguene et des autres régions de notre wilaya ont une bonne réputation à travers le territoire national et sont appréciées par les femmes. Notre Assemblée est justement partie prenante pour venir en aide aux couturières et pour promouvoir et préserver cet héritage qui est un élément identitaire.Cette filière constitue aussi le gagne-pain de centaines de familles. C'est pourquoi nous ferons de notre mieux pour contribuer aussi à la rentabilisation de cette activité.» Pour sa part, le président de l'APC intérimaire, Ramdane Goucem, a précisé : «Cette fête, qui en est à sa 3e édition, prend de l'ampleur et attire de plus en plus de monde.Cet espace permettra aux couturières de présenter leurs œuvres et de pouvoir les vendre. Nous remercions l'APW, qui subventionne cette manifestation depuis son lancement et l'ensemble des donateurs de la région.» Pour sa part, la présidente de la commission sociale et culturelle, Hassina Amouche, notera : «Pour avancer et atteindre nos objectifs, il est primordial d'axer les efforts sur la formation des couturières et surtout les doter de moyens matériels et mettre à leur disposition un espace de vente ou une maison de l'artisanat, ce qui n'existe pas aux Ouadhias pour le moment.Il faut aussi baisser les prix de la matière première pour donner de l'élan à la filière.» Des couturières travaillent chez elles avec leurs propres moyens, «nous n'avons aucune aide de l'Etat. Nous demandons un soutien en matériel et un espace ou écouler notre production», dit l'une d'elles.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hocine Aït Iddir
Source : www.elwatan.com