
Formant un bon duo avec Madoui, l'ex-métronome de l'Entente des années 1990 décrypte le nouveau sursaut d'orgueil de l'Aigle noir sétifien?- Quel était l'état d'esprit de l'équipe avant ce big match 'Ce n'est pas du tout facile de remobiliser un groupe inquiet pour son dû. L'implication de nombreux amis du club, le discours du président qui a tenu à rassurer le collectif, qui a consenti cette année d'énormes sacrifices, ont quelque peu atténué la tension. Le staff technique qui n'a à aucun moment cessé le travail psychologique arrive à relancer la machine. La maturité des joueurs, que je salue au passage, a fait le reste.- Qu'avez-vous dit aux joueurs avant le début de la partie 'On n'a exercé aucune pression sur les joueurs. Contrairement à l'adversaire qui jouait sa saison, nos joueurs avaient tout à gagner. Avec un titre en poche, on leur a uniquement demandé de se faire plaisir et de rester concentrés. L'ambiance aux alentours et à l'intérieur du stade a paradoxalement boosté la motivation du groupe.- Le discours a-t-il changé durant la pause-citron et après la fin du temps réglementaire 'Kheirredine (Madoui s'entend) a tenu à les replacer. Il a même précisé que ce match est à leur portée. On leur a aussi demandé de casser le rythme de l'adversaire, plus compétitif, de garder le ballon et de gérer le chrono. La suite des événements nous a donné raison.- En parlant de Kheirredine, comment évaluez-vous cette première expérience ensemble 'La symbiose est totale. Nous nous entendons parfaitement. Il est vrai qu'il est le premier responsable de la barre technique, mais il consulte et écoute aussi bien Labane (préparateur physique), Berrarma (préparateur des gardiens) et l'équipe médicale. Je suis ravi de travailler avec Madoui, un gentil gars?- Quelle saveur a cette qualification pour la finale de coupe d'Algérie 'Elle est à la fois particulière et spéciale, car elle n'a pas été facile à obtenir. On accède au stade final au moment où on nous attendait le moins. Il faut avoir du caractère pour affronter les conséquences de l'élimination en Coupe d'Afrique en juin 2016, faire face aux problèmes financiers et ne pas péter les plombs à Bologhine, où la tension était à son paroxysme. Franchement, il faut être l'Entente de Sétif pour surmonter tous ces problèmes.- Certains ont critiqué la prestation de votre formation...Au lendemain d'un match d'une aussi importante compétition, on ne retient que le nom du vainqueur. On ne veut pas voir et accepter nos choix tactiques et notre excellente lecture de la rencontre qui n'a pas atteint les sommets. Qu'on l'admette ou pas, notre coaching a été judicieux.En phase de décompression, notre équipe, qui est sur la brèche depuis 13 longs mois, ne pouvait observer un rythme soutenu 120 minutes durant. C'est facile de critiquer une formation qui n'a toujours pas terminé la saison entamée le 1er juin 2016. Des joueurs comme Akram Djahnit ont évolué avec des blessures.- En finale, vous retrouverez le CRB, une vieille connaissance 'Un autre match compliqué en perspective. D'autant que le style de jeu du CRB, qu'on ne présente plus, est presque identique au nôtre. N'étant pas une science exacte, une rencontre de football et à plus forte raison une finale de coupe demeure ouverte sur différentes supputations. Avec le bon état d'esprit animant actuellement les deux formations, je pense que le public aura droit à un grand spectacle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com