Aïn Abassa : un bol d'air pour les autistes
Placée sous le slogan «Je suis autiste et alors», la virée de Djemila où les enfants autistes ont profité d'un bol d'air, a fait du bien aux enfants et à leurs proches. Organisée par l'établissement hospitalier d'Aïn Abassa, la manifestation coïncidant avec la célébration de la journée internationale de sensibilisation à l'autisme, a été marquée par diverses activités. Celles-ci ont été chapeautées par des orthophonistes et psychologues du service de pédopsychiatrie de l'établissement précité et de pédiatrie de l'hôpital mère et enfant du CHU de Sétif. En collaboration avec l'association El Wiam, les organisateurs ont permis aux enfants autistes de se défouler, à participer à des activités ludiques et à des jeux clowniques. «A travers cette sortie nous avons essayé de gérer les problèmes de comportement en dehors de l'institution thérapeutique. Nous avons, par ailleurs, voulu favoriser la communication entre l'enfant autiste et le milieu extérieur. Nous sommes pleinement satisfaits car les objectifs fixés ont été largement atteints», précise l'orthophoniste Sihem Cherifi, l'organisatrice de l'événement qui a, le temps d'un déplacement à la ville antique Cuical, égayé plus de 200 enfants autistes, qui se sont bien défoulés. Leïla Benani
Tranches d'histoire : l'«insoumission» des Babors
Depuis son installation définitive à Sétif, l'armée coloniale organisa quelques reconnaissances en direction de Bejaïa, par l'ancienne route dite des «caravansérails», passant par Aïn Roua. Cependant, par l'absence même de routes à travers les Babors, aucune expédition n'avait été possible, laissant un «pays kabyle insoumis». Le général Gueswiller décrit au général Négrier en 1841, l'état d'esprit des tribus rencontrées. Dès que l'on approche de Beniadjem, le terrain devient d'un accès difficile et les tribus qui habitent le pays n'ont jamais été soumises par personne et ne sont même jamais entrées en relation avec les dominations précédentes. Se livrant surtout à la fabrication des armes et de la poudre, elles peuvent opposer un grand nombre d'hommes armés et bien approvisionnés.
Les habitants de la région sont très renommés, par leur caractère guerrier et féroce' En résumé, le pays est très peuplé, brave, jaloux de sa propriété, n'a jamais été conquis et est fier de son indépendance. A partir de 1850, le maréchal Bugeaud charge les généraux Randon et Saint-Arnaud de soumettre définitivement les tribus de la Petite Kabyle, afin d'établir un axe sûr entre Sétif et les ports de Bejaïa et Jijel. Commandées par le général Barral, les colonnes de l'armée française qui pénètrent dans la région au nord de Sétif pour la première fois, se heurtèrent à une forte résistance, comme l'écrit Charles Feraud : «Cette chaîne des Babors est de nature la plus sauvage et la plus pauvre, et est habitée par des tribus kabyles misérables, dont le caractère, fier et remuant, se plie difficilement à l'obéissance».
Cette région montagneuse était très densément peuplée à cette époque, avec une multitude de villages, vivant de l'arboriculture. L'expédition militaire de Randon en 1850 vise directement les tribus au nord de Sétif. Une nouvelle campagne sera pourtant ordonnée en 1853 par l'empereur Napoléon III lui-même.
Dix mille hommes commandés par Randon marchèrent alors depuis Sétif en direction de Souk El Tenine. De nombreux villages et plantations furent détruits. La révolte reprendra néanmoins à partir de 1856, entraînant notamment la construction d'un bordj de surveillance à Takitount (Tizi n'Béchar), qui sera attaqué pour la dernière fois en 1865. K. B.
Circulation routière : 1 mort et 62 blessés en un mois
Selon le bilan des services de la sûreté de wilaya du mois de mars écoulé, il a été enregistré 79 accidents de la route, ayant engendré 62 blessés et la mort d'une personne. Le mois de mars laisse apparaître une hausse de 15 accidents et 19 blessés par rapport au mois de février. L'on remarque une légère baisse du nombre des décès. Selon le même bilan, les principales causes de ces accidents sont l'excès de vitesse, le non-respect du code de la route et le mépris des limitations de vitesse au niveau des agglomérations. L'on apprend par ailleurs que 3742 procès verbaux ont été dressés au motif d'infraction au code de la route ; 868 suspensions immédiates du permis de conduire ont été prononcées (630 pour une période de 3 mois et 238 pour six mois) ; 80 véhicules ont été immobilisés et mis en fourrière par les services de la voie publique. Ainsi, près de 137 véhicules, de tout genre, ont été interdit de circulation à cause de leur état mécanique ne répondant plus aux normes, et représentant un danger pour les conducteurs et les piétons. D. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : El Watan
Source : www.elwatan.com