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Mokri appelle au report du référendum



L'organisation du référendum un 1er novembre devient, selon le numéro un du MSP, problématique en raison d'absence de consensus autour de son contenu. Le report demeure une option salutaire, estime-t-il, s'offusquant, au passage, des propos tenus par le ministre français des Affaires étrangères qui s'apparentent à un quitus à la mouture de la Constitution et à un tutorat français.Nawal Imès - Alger (Le Soir) - S'il restait un doute sur la nature de la Constitution, les propos tenus par le chef de la diplomatie française l'ont balayé, assure le président du MSP. Abderrezak Mokri les assimile à une véritable tutelle en raison, dit-il, d'un soutien franc à un texte qui ne fait pas l'unanimité et qui constitue une affaire politique purement interne.
Au-delà de cet aspect, la mouture proposée à référendum est rejetée dans le fond et dans la forme en raison de l'absence de consensus. L'organisation d'une consultation populaire un 1er novembre, date symbolique, n'est pas du tout appropriée selon Mokri puisque après avoir longtemps été associée à une grande symbiose populaire, cette date sera désormais le symbole du « déchirement ». La solution ' Tout simplement reporter le référendum, explique le numéro un du MSP pour qui ce report s'assimile à une seconde chance à une Constitution qu'il qualifie de « pire » que celle de 2016 qu'il s'agisse de la nature du système, de l'indépendance de la justice, des les libertés ou des « attaques » sur l'identité. Visiblement confiant, le chef de file du MSP, qui appelle à voter non, considère que ce courant est actuellement « fort » et porté par de larges pans de la société, mettant en garde contre toute tentative de fraude qui ne servira, dit-il, qu'à dévier la volonté populaire et créer davantage de crise en menant le pays vers l'aventure.
Le report de la consultation, aux yeux de Mokri, constitue une opportunité pour apporter des correctifs et donner une seconde chance au texte mais ce que sa formation guette également, c'est l'élaboration des lois organiques et les législatives qui permettront de juger des « véritables » intentions du pouvoir et sa disposition à abandonner des pratiques « désuètes » comme celle visant à déstabiliser son parti soit en l'empêchant de tenir des réunions comme ce fut le cas à Sétif, soit en tentant la déstabilisation interne à travers la nomination d'un de ces cadres au poste de ministre sans le consulter.
En présidant les travaux de la rencontre des structures de son parti, Abderrezak Mokri est longuement revenu sur le parcours du parti, rappelant comment, à chaque fois, ce dernier avait été « victime » de la fraude mais réussissant tout de même à rester une « école » en raison, dit-il, de « l'immunité » acquise grâce au fonctionnement démocratique, et à son ancrage au sein de la société qui lui a permis de résister au bourrage des urnes et à la fraude électorale en restant présent dans les institutions élues. Un parti, dit-il, « sans complexe » qui n'hésite pas à recourir aux alliances ou à de simples partenariats politiques purement conjoncturels en fonction de la situation politique.
N. I.
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