Bien entendu, tout ce qui a trait aux contrariétés, aux injures faites au c?ur et à la raison n'a jamais été la tasse de thé du quidam aspirant au bien-être. Tout juste si ces désagréments tournent en rond dans l'espace carré de l'actualité. Chaque jour, chaque semaine, mois ou année, son lot d'exacerbations plus ou moins contenues. Le monde est ainsi fait, et ça n'est pas la visière et ses ?illères qui oseront dire le contraire. Sur le sablier de ce mois d'octobre qui tire à sa fin, des tas d'événements ont fait ou défait l'actualité. Chacun les aperçoit à sa manière? Dans le rétroviseur resteront, néanmoins, les commentaires les plus insolites et le thé imbuvable d'une place publique qui résume tout à la politique et à ses multiples méandres. Mais en y réfléchissant bien, est-ce vraiment le tout en ce bas-monde ' Vaste question à laquelle ne répondront que des professionnels rompus aux arcanes de la chose. Pendant ce temps, positivons, et charité bien ordonnée commençant par soi-même, on s'autorise à croire au bien-être. Rien n'est plus exaltant qu'un espoir de lendemains meilleurs. Des lendemains promis à l'oubli de cette élimination, en ligue de champions d'Afrique de foot, de l'Entente de Sétif face à El Ahly du Caire. Oui, l'oubli sera la meilleure stratégie, le meilleur des gestes vis-à-vis de ce sport, de son spectacle et de ses valeurs. Pourtant, avant match, une flopée d'agités du bocal étaient prompts à s'enthousiasmer, sans même la plus petite expertise sur le sujet de la «remontada». Si au moins le spectacle en avait valu la chandelle, s'il avait offert des émotions, des envolées, du suspense, de l'intensité, des beaux gestes, et tout cela dans le plus bel esprit sportif. Hélas, ce fut exactement l'inverse. Les Egyptiens ont été choisis par la victoire, celle qui est souvent dans le camp des calculateurs, des prudents, des grands. Il leur a suffi de marquer les premiers puis de faire durer, de casser le rythme, de jouer à la passe à dix pour finir par savourer l'ivresse finale. Eux aussi ont dû oublier les sifflets et les quolibets qui montaient des tribunes. Des tribunes, porte d'entrée à tous les abus. Des tribunes qui ont désappris à avoir honte, en traitant les adversaires du jour de «mangeurs de fèves» ! ?BeIn Sports' en est témoin, malgré notre promesse à oublier? Mais quelle misère, quelle indignité à se comporter ainsi ' Il en faut des renoncements pour s'exhiber de la sorte, à brailler honteusement, à jouir dans la pire expression de la bêtise humaine ! Si au moins il y avait matière à s'extasier devant une soupe de «houmous double zit» bien de chez nous. Le jeu soporifique, ennuyeux à s'endormir, était loin de rappeler la belle Entente des Koussim, Mattem, Bourouba ou Salhi. Mardi soir, la bérézina d'une élimination s'est offerte à l'oubli. Il n'y a pas place à un autre choix pour des supporters, ou pas, qui auront d'autres occasions pour manifester leur soutien à des millionnaires en short. Il y aurait bien des motifs de se retrouver dans la rue, unis et conquérants, pour rêver d'un monde meilleur. Mais le foot a ses raisons que même la raison ignore. Ça ne risque pas de changer la face du monde, et c'est la seule certitude dans cette comédie humaine qui court après le bien-être. Un bien-être à oublier, aussi ' Sûrement pas, sinon l'image du bonheur aurait remplacé la pensée, la réflexion qui nous unit, malgré la décrépitude mentale d'un sport, somme toute, de baballe.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M N
Source : www.letempsdz.com