
En infériorité numérique, l'Aigle noir sétifien a pu trouver les ressources pour accrocher le Doyen trahi par l'absence du 12e homme et l'expulsion de ce justicier de Nessakh pénalisant son équipe pour trois matches.A commencer par la confrontation d'aujourd'hui devant opposer le champion sortant à l'US Biskra trouvant du mal à s'adapter à la Ligue I. Mais le club phare des Zibans ne manque ni d'atouts ni d'arguments à faire valoir. Avec un amalgame, fait de vieux briscards, tels Cedric et Mellouli, et une pléiade de jeunes, l'USB n'ira pas à Sétif en excursion. Comme les matches se suivent mais ne se ressemblent pas, les Sétifiens s'attendent à une réaction des hommes de Belatoui, accompagnés à l'occasion par des centaines de fans. Pour diverses raisons, ce ESS-USB est donc le match piège par excellence pour les Ententistes qui viennent de recevoir une claque de la part de l'USMS (3 à 2), et ce, lors du traditionnel match test, disputé en milieu de semaine. Les partenaires de Djabou se rendent compte que la réalité d'aujourd'hui, n'est pas celle d'hier. L'alerte a certainement obligé le staff technique à recadrer ses troupes et à revoir certaines choses, notamment en attaque. Cette ligne est restée muette durant les deux premiers matchs de l'exercice. Sachant que les trois buts en inscrits lors des deux premiers rounds ne sont pas, faut-il le rappeler, ?uvres des attaquants ententistes en manque d'inspiration.
Pour secouer cette ligne qui a été pourtant renforcée, le duo Madoui-Zorgane, qui ne peut toujours pas compter sur les services de Nadji en «congé maladie de longue durée» va certainement titulariser Amokrane ou le transfuge du DRBT, Chibane. Ménagé ces derniers temps, Djahnit retrouvera sa place dans le onze rentrant. Haddouche devra une fois de plus décaler d'un cran et payer les pots cassés du manque de retenue de Nessakh, le latéral gauche. En parlant de ce poste, le Franco-Algérien Ibouziden, recruté comme doublure à ce poste, lors du dernier mercato hivernal, est depuis belle lurette, inscrit aux abonnés absents. Pour ces retrouvailles entre Sétifiens et Biskris, le vieux stade du 8 Mai 1945, qui attend la pose d'une nouvelle pelouse, sera à n'en pas douter rempli. Afin de garder le contact avec le peloton de tête, l'Entente, qui n'aura pas la tâche simple face à un adversaire se trouvant plus que jamais dos au mur, devra non seulement sortir le grand jeu, mais prendre les choses au sérieux et en considération le vieil adage : «Il ne faut jamais vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué.».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com