Setif - A la une

Les responsables de l'APC au banc des accusés



Cela fait plusieurs années que la capitale des hauts plateaux est tombée dans la décrépitude, au point où la gestion de la ville suscite l'inquiétude des citoyens.Cela fait plusieurs mois que l'éclairage public fait défaut dans plusieurs quartiers et cités de la ville de Sétif. L'état des routes est catastrophique. Même les travaux entamés dernièrement n'ont été, au final, que de la poudre aux yeux.En effet, être habitant du chef-lieu de wilaya n'est pas synonyme de confort. Cela fait plusieurs années que la capitale des hauts plateaux est tombée dans la décrépitude au point où la gestion de la ville inquiète davantage les citoyens.
Les articles parus dans la presse écrite et les émissions réalisées par la radio locale ? une rubrique hebdomadaire a, des semaines durant, été consacrée à la gestion du chef-lieu de la wilaya de Sétif ? n'ont pas fait bouger les responsables de la mairie, jadis exemplaires dans la prise en charge des problèmes de la cité.
À chaque fois qu'ils sont interpellés, ils avancent que le contrôle financier est derrière les retards dans l'exécution des plans d'action de l'assemblée.
Mais pour beaucoup, ce sont là des prétextes pour cacher la difficulté pour les responsables locaux de gérer une aussi grande ville, devenue un carrefour important et qui accueille chaque jour des centaines de touristes des différentes régions du pays et de l'étranger.
Routes défoncées et impraticables sur plusieurs dizaines de kilomètres, trottoirs inexistants, éclairage défaillant dans plusieurs cités pour ne citer que la cité Merrouche-Kaddour (1006 logements), cité Mekarni (1014 logements), cité Cheminots et la cité Thlidjène, avaloirs obstrués, espaces verts délaissés. Pis encore, même les écoles qui, dans les années 1990 et 2000, étaient plus ou moins bien gérées, ont été, au grand dam des potaches qui y sont scolarisés et des professeurs y exerçant, abandonnées.
Et les interventions des agents chargés de l'entretien sont de plus en plus rares au point où le fait de décrier la gestion des écoles par l'APC est l'un des points essentiels soulevés par les directeurs des 90 écoles primaires du chef-lieu de wilaya qui revendiquent de rattacher la gestion des établissements du primaire la direction de l'éducation. Sur un autre volet, même le service public dans les antennes administratives laisse à désirer. Certaines antennes font fi des horaires réglementaires d'ouverture et de fermeture et baissent rideau avant l'heure.
Depuis le début de la pandémie de coronavirus, les élus et administratifs de l'APC ont brillé par leur absence. Contrairement aux élus des autres communes, notamment ceux de la ville d'El-Eulma, deuxième agglomération après celle du chef-lieu de wilaya, qui ont mis la main à la pâte d'une manière magistrale en initiant plusieurs opérations pour être au chevet des responsables du secteur de la santé et de leurs concitoyens, en encadrant même les opérations de bienfaisance afin de bien canaliser les aides, les élus de la ville de Sétif, qui ne manquent pas de moyens pourtant, ont été peu visibles.
Hormis la distribution dernièrement d'un lot de gel hydro-alcoolique, bavettes et autres moyens de protection, les opérations initiées par l'APC restent timides et n'honorent guère l'une des plus riches communes du pays. Les responsables de l'hôtel de ville qui sont ainsi pointés du doigt doivent mettre les bouchées doubles pour revoir leur copie et rattraper le retard cumulé depuis près de deux décennies.

FAOUZI SENOUSSAOUI
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