Le lourd bilan du coronavirus au niveau de la wilaya de Sétif, qui occupe désormais la quatrième place au niveau national après Blida, Alger et Tizi Ouzou avec pas moins de 15 décès et près de 250 cas suspects, ainsi que les opérations de sensibilisation ne sont pas arrivés à persuader les Sétifiens à rester chez eux et à limiter leurs déplacements.Hormis les mesures d'hygiène et de distanciation sociale prises au niveau de certaines administrations publiques, notamment les bureaux de poste, les banques, les agences des opérateurs de téléphonie mobile et les caisses d'assurance, les marchés sont toujours bondés de citoyens, au point où parfois il est difficile de se frayer un passage parmi la foule très nombreuse. Des concitoyens qui ont pris attache avec notre rédaction ont affiché leur peur quant à une éventuelle propagation du virus durant les prochains jours. "Il faut s'attendre au pire dans les jours qui viennent.
L'épidémie fera des ravages si des mesures urgentes ne sont pas prises pour organiser la circulation des personnes dans les grandes agglomérations et plus particulièrement dans les zones commerciales", nous dira Saïd, un retraité. Et de renchérir : "À l'approche du mois de Ramadhan, comme à l'accoutumée, des milliers de personnes se ruent sur les étals des magasins, des supérettes et d'autres grossistes, à l'instar du marché de gros de produits d'alimentation générale, appelé communément ?elbatoir'."
Un habitant d'une cité avoisinante témoigne : "De mon balcon, je vois des enfants, des vieilles personnes, des femmes et des hommes sans aucune protection, collés les uns aux autres, se bousculer pour acheter tout et n'importe quoi. Certains crachent par terre, se mouchent à l'air libre. D'autres grignotent des croûtes de pain.
C'est à croire qu'ils vivent dans une autre planète." Le confinement décrété de 15h à 7h ne fait qu'aggraver la situation, du fait que tout le monde sort en même temps, le matin entre 9h et 14h, pour s'approvisionner, et c'est la cohue devant les boulangeries et les supérettes.
La même situation est constatée chaque jour au niveau de Aïn Mouss, où des marchands ambulants de fruits et légumes étalent leurs marchandises tout au long du boulevard, au point où la circulation automobile est devenue très difficile, voire impossible, notamment la matinée. À quelque deux kilomètres, précisément à El-Hassi, l'on assiste au même décor devant le mutisme des autorités qui se sont contentées de la fermeture du souk Abbacha-Ammar (ex-Anédrioli).
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com