Setif - A la une

Les habitants crient leur détresse à des élus... aux abonnés absents



Les habitants crient leur détresse à des élus... aux abonnés absents
Les promesses des élus locaux lassent de plus en plus les citoyens. Aujourd'hui, ces derniers se contentent d'écouter sans trop y croire, d'autant que nous sommes à la veille d'importantes joutes électorales.C'est le cas, entre autres, de la commune d'Aït Noual M'zada (85 km au nord du chef-lieu de la wilaya de Sétif). Ses habitants continuent encore aujourd'hui à réclamer des projets de développement local dignes de changer leur dure réalité. "Notre localité est marginalisée par les autorités depuis des années. Et à l'approche de chaque rendez-vous électoral, des candidats viennent nous donner des promesses qui ne seront jamais tenues", nous dit-on. En matière de logements, les habitants soulignent que le quota, tous segments confondus, accordé à leur localité est en deçà des attentes. "Actuellement, notre commune dispose d'un programme de 90 logements sociaux locatifs, dont 60 seulement sont en cours de réalisation. Pour les 30 autres, les travaux sont à l'arrêt suite à une décision de justice après opposition de la Conservation des forêts", nous dit l'un des habitants de la région. Et de poursuivre : "Pas moins de 1200 demandes ont été déposées à l'APC." Par ailleurs, cette localité de plus de 8000 habitants ne dispose pas d'une structure de santé qui peut répondre aux attentes des habitants. "Il existe une salle de soins qui n'assure que les pansements, les injections et la vaccination des bébés... quand les vaccins sont disponibles. L'infirmier vient une fois tous les trois jours et le médecin une fois par semaine. Pour le suivi de leur grossesse ou accouchement, les parturientes sont obligées de se rendre à la polyclinique de Bouandas, distante de 17 km", ajoutera un autre habitant.Les établissements scolaires sont un autre problème que les autorités locales n'arrivent toujours pas à résoudre. Il existe, en effet, une surcharge en raison, entre autres, de la démolition d'une école à Lagrar et la fermeture d'une autre à Tizi L'mal. "Nous sommes arrivés à 60 élèves par classe. Les élèves des deux établissements précités ont été transférés vers des écoles distantes de trois kilomètres de leur lieu de résidence. Faute de transport scolaire, ces derniers s'y rendent à pied", renchérit-il. Quant à la construction d'un lycée, le terrain devant abriter le projet est au c?ur d'un conflit entre les villageois. Aussi, les lycéens poursuivent leur cursus à Bouandas.Enfin, les habitants évoquent l'état de dégradation avancé du réseau routier, notamment le tronçon reliant le village d'Aït Khellad au chemin communal.A. LOUCIF
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)