Setif - A la une

"Les gens ne me parlent que du sport et du foot"



Après une première expérience ratée lors des élections législatives de 2012 sous la coupe du Front El-Mostakbal (FM), Abdelhakim Serrar remet ça en se présentant de nouveau pour le scrutin du 4 mai prochain. L'ex-président de l'Entente de Sétif, reconverti en consultant de la télévision depuis un peu plus d'une année, se présente cette fois plus mûr politiquement. "J'ai appris beaucoup à travers ma candidature des législatives de 2012. Une expérience qui m'a permis de voir les choses autrement, c'est-à-dire agir comme un politicien et un ancien sportif à la fois. Je me suis toujours intéressé à la politique. J'ai assez d'arguments à mon sens qui me permettent de voir et vivre d'autres choses." Tête de liste du Parti de la Liberté et de la Justice (PLJ) pour la version 2017, l'ancien libéro international a opté pour une campagne de proximité ciblant notamment les lointains contrées de la capitale des Hauts Plateaux plus particulièrement le nord, soit du côté de la Petite Kabylie. Une stratégie un peu "risquée" à vrai dire, du moment que cette partie de la wilaya 19 est connue pour ses penchants pour le FFS, le RCD et le parti unique, le FLN. "C'est vrai que la première semaine de la campagne été peu agitée. On n'est pas beaucoup descendu dans les rues, car on a préféré plutôt nos rencontres avec la population pour l'appeler à aller voter le 4 mai prochain. Toutefois, depuis le week-end, j'ai commencé à sillonner plusieurs communes de la wilaya, notamment celles de la région nord, tel Maoklane, Bouandas, Bousselam, Aït Noual Mzada et Bougaâ. Sur place, croyez-moi, je ne m'attendais pas à un tel engouement. Les gens m'ont réservé un bon accueil et j'ai passé un très bon moment avec eux à écouter leurs doléances. Je m'attendais à ce qu'ils me parlent plus sur leur quotidien difficile sur le plan social qu'ils vivent dans ces régions montagneuses, mais ils ne m'ont parlé finalement que du sport en général et du football en particulier. Ils ont trouvé en moi un interlocuteur pour leurs doléances dans le domaine sportif. ?'Nous voulons seulement à ce que nos enfants aient le droit à des petits terrains où ils peuvent jouer au football. On ne demande pas des stades dotés d'une pelouse synthétique dernier cri. Juste des petits terrains, des maticos où les jeunes et moins jeunes peuvent pratiquer du sport?', m'a d'ailleurs dit un jeune habitant de Maoklane. En général, on m'a évoqué que des préoccupations relatives au domaine sportif. À aucun moment ils ne m'ont parlé de quoi ce soit d'autre", nous révélé Hakoum, qui n'a pas pour autant négligé le contact direct avec les gens de sa ville natale où il ne passe pas inaperçu, et ce, en se rendant dans certains quartiers réputés d'être le fief des supporters du club qu'il dirigeait il y a quelques années et avec lequel il a remporté tant de titres sur les plans local et continental en tant que joueur ou dirigeant."Je suis allé là où personne ne s'attendait à me voir""À Sétif ville, c'était presque le même discours que j'ai trouvé chez les jeunes. Leur seul et plus grand souci, c'est doter la wilaya d'un grand stade. Un stade qui sied à la dimension de leur équipe. Comme à Tandja, Bel-Air, Beau-Marché ou à Kaâboub, on me demandait la même chose dès qu'ils me voyaient. Ils me disent qu'ils veulent juste un grand stade à Sétif. Une grande structure où tous les moyens seront à la disposition des sportifs et des supporters de la wilaya qui trouveront des lieux bien sécurisés et là où ils puissent voir un match sans avoir peur de ne pas trouver une place dans les gradins ou un moyen de transport pour rentrer chez eux. Certes, de nombreux candidats ici à Sétif ont fait de ce sujet l'un des grands axes de leur campagne électorale. C'est une bonne chose, dans le sens qu'elle va permettre au groupe des députés de la wilaya qui seront élus d'avoir au moins une doléance commune à défendre", a ajouté notre interlocuteur qui a dû interrompre à plusieurs reprises notre discussion pour répondre aux centaines de coups de fil qui affluaient sur son téléphone portable. Dans la foulée, notre interlocuteur nous apprend que même les actions de sa campagne ont ciblé le domaine sportif, contrairement à certains partis qui ont préféré plutôt "zorna et les galas folkloriques" pour attirer les électeurs. "Aujourd'hui (samedi après-midi), nous organisons une exhibition d'arts martiaux des jeunes filles à la salle du 8-Mai-1945, ouverte à tout public. On est également sur quelques tournois de football destinés aux jeunes dans plusieurs quartiers de la ville et des régions de la wilaya. On n'a pas assez de temps. J'aurais aimé sincèrement faire plus de visites, mais il faut savoir qu'il existe 60 municipalités à Sétif. C'est trop par rapport à d'autres wilayas qui disposent seulement de quatre ou cinq communes", conclut l'ancien champion d'Afrique.Fares Rouibah
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