Setif - A la une

Les établissements scolaires paralysés



La grève massive annoncée par l'Intersyndicale de l'éducation nationale et tant redoutée par le ministre de l'éducation nationale a bel et bien eu lieu. Le mot d'ordre de trois jours d'arrêt de travail, lancé par les 14 syndicats, a été suivi par plus de 70% des personnels, et ce, à la mi-journée de dimanche.Jamais le secteur de l'éducation n'a connu un tel mouvement de contestation depuis l'année 2014. La grève qui est reconductible a été une réussite, selon ses initiateurs.
Enseignants, directeurs d'établissement et inspecteurs du primaire, désabusés par l'attitude du ministère de l'éducation dans la prise en charge de leurs revendications, qui tournent autour du pouvoir d'achat érodé, les bas salaires, la surcharge horaire et les conditions socioprofessionnelles qui se sont détériorées, ont répondu en force au mot d'ordre.
Les protestataires mentionnent dans un communiqué une série de revendications, à leur tête la protection du pouvoir d'achat et la revalorisation du point indiciaire pour qu'il passe de 45 à 90 DA.
Ils demandent aussi le classement de l'enseignement comme un métier pénible et de bénéficier de la retraite sans condition d'âge.
Certains fonctionnaires de l'éducation nationale, non structurés et non affiliés à un syndicat, ont eux aussi rejoint le mouvement. Un bon départ pour ce premier jour de protestation. Pour sa part, la Direction de l'éducation de la wilaya de Sétif a avancé un taux de suivi de 13,40%. Un chiffre qui ne reflète nullement la réalité des faits sur le terrain, et que rejettent les contestataires. Ils précisent que des centaines de directeurs d'établissement sont entrés en grève aujourd'hui et donc n'ont pas envoyé les chiffres à leur tutelle.
Parallèlement à la grève, des centaines de fonctionnaires de l'éducation nationale ont tenu, dimanche matin, un sit-in devant le siège de la Direction de l'éducation. Les grévistes ont affirmé leur détermination à poursuivre la contestation, qualifiée de légale afin d'obtenir leurs droits. «Nos revendications sont légitimes et nous attendons des décisions concrètes pour mettre fin à notre grève», affirment-ils.
Imed Sellami
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