Les habitants des villages de Lekhtala, Ouled Naâmane, Ouled Si Khelifa et Ouled Gacem, au sud du chef-lieu de la wilaya de Sétif, se plaignent toujours du problème relatif au collecteur terminal du réseau d'assainissement de la commune.En effet, selon des représentants des habitants, le problème qui dure depuis plusieurs mois s'accentue à l'approche de l'été, car les eaux usées proviennent aussi de la commune de Aïn Azel, traversent plusieurs champs et vergers pour finir leur course dans un marais dit Sebkhet Lehmiet, classée mondialement comme réserve et zone humide.
Conséquence : les oiseaux quittent cette région à cause de la pollution de l'environnement au point où l'endroit est devenu un véritable étang qui menace la santé des riverains. Il est à noter que plusieurs maladies se sont répandues parmi les habitants de ces localités. Il s'agit notamment de la leishmaniose, de l'asthme, des allergies et des dermatoses.
Par ailleurs, les odeurs nauséabondes et les insectes dont certains nuisibles qui font partie du décor inquiètent les riverains. "En été, notamment la nuit, nous ne pouvons pas sortir de chez nous pour prendre un peu d'air. Les odeurs qui proviennent des étangs nous empoisonnent la vie", s'est plaint un habitant d'Ouled Si Khelifa. Pis encore, même les animaux, dont les élevages ovins et bovins, sont menacés. Selon cet habitant, 30 000 têtes broutent des herbes dans des régions agropastorales qui pourraient être contaminées, car toute la région est polluée.
D'un autre côté, on a appris que des agriculteurs et éleveurs sont poursuivis en justice, accusés d'avoir utilisé les eaux usées pour l'irrigation de leurs cultures. Les habitants de la région demandent une expertise et une étude qui mettra la lumière sur les tenants et les aboutissants de cette situation qui perdure.
La réalisation d'une station d'épuration des eaux usées dans leur commune a, selon des habitants, été gelée. L'ex-président de l'APC de Aïn Lahdjar avait, au début de son mandat, promis de réaliser le projet tant attendu par la population des régions précitées, cependant le projet, dont le coût a été estimé à cinquante milliards de centimes, n'a pu être concrétisé et a été gelé à la dernière minute, après élaboration de l'étude. Les citoyens attendent toujours la relance du projet afin de pouvoir bénéficier des eaux épurées pour l'irrigation de leurs cultures.
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com