Du côté de Béni Ouassine, chef-lieu de commune dépendant de la daïra de Bougaâ située à 43 km au nord-ouest de Sétif, le domaine public est à la fois squatté et agressé par des centaines d'indus occupants ayant illicitement construit des habitations.Pour des raisons à la fois populistes et électoralistes, des élus ont non seulement laissé faire, mais encouragé ces gravissimes faits.
La complaisance et la complicité de certains responsables de la commune ont amplifié le problème. Lequel prend les allures d'un véritable fléau massacrant le foncier de la localité où de nombreuses voix s'élèvent contre ces multiples dépassements et atteintes au patrimoine de la collectivité.
«Pour obtenir les voix de ces gens-là, des candidats à l'APC ont officieusement encouragé cette pratique. Par cette démarche, ils veulent tout bonnement mettre l'autorité devant le fait accompli. Durant la campagne électorale, les marchands du mensonge ont fait de cette question un thème principal.
Puisqu'ils ont promis de régulariser ces constructions érigées sur des biens publics. Alertées, les autorités de la wilaya ont pourtant instruit les responsables de la commune et de la daïra pour qu'ils procèdent à la démolition de ces constructions illicites, mais rien n'a été fait», soulignent des citoyens de Beni Ouassine. Mettant à profit la réunion relative aux programmes communaux de développement (PCD), le secrétaire général de la wilaya, Louanes Bouzagza, somme le nouveau P/APC de Beni-Ouassine de procéder à la démolition des constructions illicites. «Les lois de la République sont claires. Nul n'a le droit de construire sans permis de construire.
Les gens qui essayent de mettre l'autorité devant le fait accompli se trompent lourdement. Aucune régularisation des constructions illicites ne sera accordée. À ce sujet, les instructions du wali sont claires, nettes et précises.
Vous devez régler ce problème dans les plus brefs délais. La wilaya qui vient de bénéficier d'une autre tranche de 2000 aides au titre du logement rural n'accepte pas ces dépassements portant de graves préjudices au cadre de vie du citoyen», lui dira-t-il clairement. La balle est désormais dans le camp des responsables de la daïra et de la commune de Beni Ouassine où cette situation cache beaucoup de «compromis».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kamel Beniaiche
Source : www.elwatan.com