Setif - A la une

Les chargés de la prévention de la Protection civile en conclave à Sétif



L'étude de danger doit comporter une présentation générale du projet, la description de son environnement immédiat et du voisinage potentiellement affecté en cas d'accident.Le poste avancé de la Protection civile Abdelmadjid-Derbal de Sétif abrite, depuis dimanche, les journées d'étude et de formation dédiées à l'unification de la méthodologie de lecture des programmes "Etude de danger" relatives aux installations classées pour la protection de l'environnement, dont des structures et établissements de production, de transformation et de stockage de différents produits, matières, équipements.
La formation, qui durera une semaine, est destiné aux officiers chargés de la prévention de dix directions de wilaya de la Protection civile des quatre coins du pays. Elle est encadrée par la sous-directrice des grands risques au niveau de la direction générale de la Protection civile, Mme Kheira Baradai, du directeur de l'environnement de la wilaya de Sétif ainsi que des cadres du ministère de l'Environnement.
Selon le chargé de la communication à la DPC de Sétif, le capitaine Ahmed Lamamra, les articles 12,13 et 14 du décret exécutif 06-198 du 31 mai 2006, définissant la réglementation applicable aux établissements classés pour la protection de l'environnement, ont pour objectif de réglementer, d'identifier et de prendre en charge les conséquences des activités économiques sur l'environnement.
L'autorisation d'exploitation d'un établissement classé est l'acte administratif attestant que l'établissement classé concerné est conforme aux prescriptions et conditions relatives à la protection, la salubrité et la sécurité de l'environnement prévues par la législation en vigueur.
L'étude doit, selon notre interlocuteur, définir avec exactitude les risques directs ou indirects qui pourraient mettre les personnes, les biens et l'environnement en danger suite à l'activité de l'établissement.
"Les études de danger sont réalisées à la charge du promoteur par des bureaux d'études, des bureaux d'expertise ou des consultants compétents en la matière et agréés par le ministre chargé de l'environnement, après avis des ministres concernés, le cas échéant", a indiqué le capitaine Lamamra en citant l'article 13 du décret exécutif 06-198.
Il est à noter aussi que les participants ont été initiés à une application stricte des lois. "L'étude doit comporter une présentation générale du projet, la description de son environnement immédiat et du voisinage potentiellement affecté en cas d'accident", conclut notre interlocuteur.
L'étude de danger est une condition sine qua non pour la délivrance de l'autorisation d'exploitation et une référence fondamentale pour l'adoption d'autres moyens de prévention et d'intervention des différents dangers, comme c'est le cas pour les plans de secours et les plans d'intervention intérieurs (PII) et les plans privés d'intervention (PPI) de chaque établissement, outre les différents outils d'aménagement et d'urbanisme.

FAOUZI SENOUSSAOUI
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)