
Après une décennie de fermeture, le parc d'attractions de la ville de Témouchent a enfin rouvert ses portes, il y a deux semaines, à la plus grande joie des enfants.Celui qui s'y est rendu ce week-end ne pouvait qu'être réjoui à la vue des mines épanouies des visiteurs et de l'excitation des enfants. L'affluence n'a pas reflué depuis l'ouverture officielle, le 1er novembre, au point que les fins de semaine, la fermeture prévue vers 21h est généralement repoussée jusqu'à 23h. Pour une petite ville qui se calfeutre dès la tombée du jour, le changement est notable. Ce sont des cohortes de mères de famille, plus que les pères moins nombreux, qui y viennent, certaines bousculées par une frétillante ribambelle d'enfants. Cet air festif qui prend ses quartiers, il convient de rendre à César ce qui lui appartient, est à l'initiative du wali.C'est en effet le chef de l'exécutif qui a confié à un professionnel, le patron de la société Setifis Park, le soin de faire renaître le parc. Le promoteur est crédité de 17 années d'expérience à Sétif, une expérience bonifiée dans la création d'un autre parc à Tiaret. Les travaux d'aménagement et d'équipement qu'il a aussitôt lancés sur 1,5 ha d'espace longtemps à l'abandon, ne sont pas tous achevés, d'ailleurs au grand dam du gestionnaire, qui aurait souhaité ne pas être tenu à la date butoir du 1er novembre : «On n'a pas pu mettre en place des jeux de lumière qui auraient pu mettre de la féerie».Une deuxième tranche de travaux devrait amener l'investissement consenti à 300 millions de DA. Il y aura ainsi quelques chapiteaux, une roue géante d'une hauteur de près de 25 m et un bateau qui extérioriseront de leurs «voyageurs» plus de cris que la pieuvre et les dragons qui attirent les ados et les plus âgés et dont certains en descendent les jambes flageolantes. A côté, les bambins se donnent à c?ur joie sur les descentes glissantes des châteaux gonflables.D'autres, moins hardis, sautillent sur le trampoline. Plus loin, les auto-tamponneuses sont assaillies. On se rend compte qu'il n'y a pas parmi leurs conducteurs des as du volant, de ceux qui virevoltent entre les uns et les autres et font valdinguer parfois l'un ou l'autre. Avec le temps et l'expérience, cela ne saurait tarder. Les plus petits, eux, font des balades aériennes sur les carrousels de voitures. Pour le repos, les bancs sont en nombre et le gazon n'est pas interdit. Les sièges des cafés et snacks pour restauration rapide sont là aussi. Un plan d'eau central où nagent des canards, attire lui aussi avec ses jets d'eau. Dommage sur un point : l'eau sale ! «On ne peut la changer tous les jours, les gens y jettent des ordures, surtout de la mie de pain».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed Kali
Source : www.elwatan.com