Setif - A la une

Le commerce informel reprend de plus belle à Sétif



Cela fait plusieurs mois que la vente à la sauvette fait partie du quotidien des Sétifiens. En effet, devant les portails des mosquées, des établissements scolaires aux quatre coins de la wilaya, ils sont de plus en plus nombreux à exercer ce commerce dont les propriétaires échappent à tout contrôle. Ils ne sont plus inquiétés au point où devant chaque mosquée, rond-point ou autre endroit, les habitués sont maîtres des lieux.À la sortie est de la ville de Sétif, précisément au lieu-dit El-Hassi sur le quatrième kilomètre, ils sont presque une centaine de commerçants qui activent dans l'illégalité. Le marché réalisé depuis plusieurs années avec l'argent du contribuable non loin des étals, est toujours fermé au grand dam des consommateurs qui font leurs emplettes au bord de la RN5 reliant Sétif à El-Eulma.
Un véritable danger et pour les automobilistes et pour les consommateurs et les vendeurs. Alignés les uns après les autres tout au long de la journée, les vendeurs de fruits et légumes ont installé un véritable marché. "Les commerçants sont là depuis des années. Nous ne comprenons pas pourquoi les responsables ne les obligent pas à aller occuper le marché réalisé par la municipalité depuis plusieurs années.
Ainsi, ils payeront leurs impôts et exerceront dans la légalité", nous dira un habitant d'El-Hassi. Par ailleurs, devant toutes les mosquées de la ville de Sétif, le décor est toujours le même, dès l'approche de la prière du maghreb et jusqu'à la fin de la prière d'El Isha : plusieurs commerçants sont dans des fourgons garés.
On y vend fruits et légumes, chaussures (hommes, femmes, enfants), accessoires de téléphonie (kit main-libre, anti-choc, chargeurs ...), effets vestimentaires, produits cosmétiques dont des shampoings, gel douche savon et même des produits alimentaires que les grossistes dès l'approche de la date de péremption essayent de liquider. Des boissons gazeuses, des gaufrettes, biscuits sont vendues au nez et la barbe des services de police.
Les mêmes scènes se répètent dans d'autres quartiers de la ville à l'instar de la première tranche de la cité Hachemi, la mosquée des 1014-Logements et celle de la cité Aïn- Mouss. À la cité Cheikh-Laïfa, le décor est aussi triste est offre une vue de désolation qui n'honore guère la wilaya de Sétif.
Sur presque un kilomètre, en plein centre de la cité sur la RN 9, des marchands vendant des pommes de terre, des oignons, de l'ail et autres légumes occupent la scène et constituent un danger pour les automobilistes de cet axe routier important. Ils sont souvent la cause d'obstruction des avaloirs qui sont derrière les inondations enregistrées après chaque précipitation.

FAOUZI SENOUSSAOUI
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)