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La structure est fermée depuis cinq ans : Des centaines d'enfants privés de piscine à Sétif



Les enfants des classes moyennes et des familles défavorisées, dans l'incapacité de pouvoir se payer une virée en mer, seront une fois de plus privés d'un point d'eau.Ainsi, la piscine du parc d'attractions n'ouvrira pas ses portes pour la 5e année consécutive. Fermé depuis 2014, le bassin de 600 m², où barbotaient quotidiennement de juin à fin août des centaines d'enfants de Sétif et d'ailleurs, fait lui aussi les frais d'une aléatoire gestion du propriétaire des lieux, la commune. Au lieu d'expertiser les fissures du bassin, les chargés de la réhabilitation des lieux s'occupent de la clôture et des aménagements extérieurs, où ils auraient consommé la totalité de l'enveloppe allouée.
La singulière approche pénalise en premier lieu des centaines d'enfants et d'adolescents de la capitale des Hauts-Plateaux, privés d'un espace de divertissement et de défoulement. «La réfection de la piscine du parc d'attractions est un véritable ratage. Les chargés de l'opération sont passés à côté de leur sujet. Au lieu de commencer par l'expertise des fissures, qu'elles soient profondes ou superficielles, à la charge d'un laboratoire ou au CTC, on a préféré mettre le paquet sur l'accessoire.
En inversant les priorités, on s'est embourbé dans du sable mouvant. A travers cette façon de voir, on n'a pas réglé le problème. On a non seulement compliqué les choses, mais perdu du temps, de l'argent et sanctionné les usagers de la structure, laquelle n'ouvrira pas ses portes pour la 5e saison estivale consécutive.
Travaillant sans feuille ni objectifs biens définis, l'exécutif communal n'a pas jugé utile d'inscrire le bassin dans la nouvelle nomenclature du budget supplémentaire de l'actuel exercice. Il n'a pas non plus voulu ouvrir le dossier de la piscine située à proximité du complexe d'Eriad Sétif, où la collectivité perd chaque année, de l'argent», tonnent sous le sceau de l'anonymat des fonctionnaires de la municipalité. Et de poursuivre: «On n'a pas le droit de passer sous silence la situation du parc aquatique qui a englouti des milliards du contribuable. L'espace n'est pas achevé 8 ans après son lancement.
Pour moult raisons, l'entreprise chargée de l'exécution de l'opération et le bureau d'études désigné pour le suivi ont jeté l'éponge. Abandonné à son triste sort, le site, où le taux d'avancement des travaux dépasserait les 70 %, est à l'abandon. Les autorités sont interpellées pour mettre un terme à la saignée de l'argent public», précisent nos interlocuteurs. Afin de connaître l'autre son de cloche, on prend attache avec Noureddine Douar, le vice-président chargé du technique se limitant à des généralités: «Ce n'est pas évident de cerner tous les problèmes d'une aussi grande agglomération en dix-huit mois d'exercice. On fera de notre mieux pour mettre en service la piscine et le parc aquatique, l'été prochain», dira le membre d'un exécutif communal faisant face à la grogne de l'assemblée et aux critiques des citoyens courroucés par l'approche d'une municipalité dépassée par les événements.
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