Des milliers de Sétifiens sont sortis hier, en ce neuvième vendredi de mobilisation nationale pour réaffirmer encore une fois leur attachement à leur première et principale revendication : le départ de toutes les figures du système et la mise en place d'une véritable transition démocratique sous la houlette de personnalités propres et intègres.La détermination des Sétifiens pour faire dégager le système maffieux ne fait qu'augmenter en raison du jeu trouble qui est en train d'être mené par le pouvoir et à leur tête le chef de l'Etat, jugé illégitime, Abdelkader Bensalah.
En effet, pour les milliers de Sétifiens, le départ de Tayeb Belaïz de la présidence du Conseil constitutionnel présageait une cascade de démissions chez les « B » restants (Bensalah, Bedoui, Bouchouareb) mais il n'en fut rien.
Au contraire, Abdelkader Bensalah a lancé des consultations politiques visant notamment à mettre en place une commission de surveillance des élections.
Un procédé jugé comme une véritable offense pour des millions d'Algériens qui espéraient le départ de toute l'oligarchie mais s'aperçoivent que leurs revendications n'intéressent nullement « le clan des honnis » qui font la sourde oreille en se maintenant au pouvoir.
Dans ce contexte, les Sétifiens ont ajouté, hier, sur leur liste noire qui comporte le nom des personnalités à dégager coûte que coûte, le nom d'Abdelaziz Belaïd, président du Front El Moustakbal qui a été reçu, avant-hier, par Abdelkader Bensalah.
Une invitation qui n'a pas été du goût des citoyens qui la considèrent comme une trahison de la part d'un chef de parti qui se vantait d'être au côté du peuple contre le système et le clan des maffieux. Pour les Sétifiens, le geste d'Abdelaziz Belaïd est un véritable hara-kiri pour lui et pour son parti.
Durant l'impressionnante manifestation d'hier, les Sétifiens n'ont pas épargné également le nouveau président du Conseil constitutionnel, Kamel Feniche, un natif de la ville de Sétif.
Certains Sétifiens de sa génération l'ayant connu et côtoyé n'ont cessé de remémorer les frasques de ce magistrat qui a débuté sa carrière en tant que greffier au tribunal de Sétif.
Imed Sellami
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Imed Sellami
Source : www.lesoirdalgerie.com