Setif - A la une

"La LFC-2018 confirme la politique libérale du régime"



Le premier secrétaire national du Front des forces socialistes (FFS), Mohamed Hadj Djilani, a présidé, hier, à Beni Ouartilane, une localité située à 90 km au nord de la wilaya de Sétif, une rencontre du bureau fédéral du parti élargi aux élus locaux et aux cadres du parti.M. Hadj Djilani a indiqué à Liberté que l'objectif de la session extraordinaire du conseil fédéral de Sétif s'inscrit dans le cadre de la mise en place, voire de l'application du programme de la nouvelle instance et du secrétariat national du parti pour un meilleur redéploiement du parti et intervient après deux rencontres tenues à Constantine et à Mila à l'est du pays. Dans une salle archicomble, Hadj Djilani a débuté son intervention en lisant un extrait d'un discours de feu Hocine Aït Ahmed, prononcé en 2010 devant les cadres de la fédération de Sétif. "Le retour à la légitimité populaire et la volonté pour la construction d'un Etat d'institution démocratique à tous les niveaux sont la base, voire la plateforme du Congrès de la Soummam et dont le 20 Août 1956 est le volet complémentaire de Novembre 1954."
L'hôte de Sétif s'est interrogé par la suite : "Le pouvoir actuel a-t-il été sur les traces de Hocine Aït Ahmed, de Ferhat Abbès, de Mohamed Boudiaf et d'Abane Ramdane et de ceux qui ont déclenché la Révolution de 1954 '" Par ailleurs, le premier secrétaire national du FFS a, dans une lecture de la loi de finances complémentaire 2018, indiqué que ladite loi fait apparaître que le système en place a réservé, directement ou indirectement, la moitié du budget de l'Etat à la Sûreté nationale. Il a laissé entendre que ce budget serait destiné à la répression des syndicats et aux rassemblements et au musellement des voix défendant leurs revendications légitimes. L'orateur a appelé à mettre fin aux pressions que subissent les travailleurs, les médecins, les professeurs, les étudiants et les syndicalistes.
Il a aussi indiqué que la loi de finances confirme la politique libérale adoptée par le système qui impose davantage de charges aux citoyens, tout en mettant en exergue la gestion des protestations qualifiée, selon Hadj Djilani, de sauvage en refusant d'ouvrir les portes du dialogue et en réprimant les mouvements sociaux tout en alertant que cette situation ne peut conduire qu'au pourrissement dont les conséquences ne peuvent être que graves.
F. SENOUSSAOUI
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