L'absence de coordination entre les différents intervenants a compromis l'opération tant attendue par la population de cette cité qui tombe dans la décrépitude.Ayant fait l'objet d'une visite du wali de Sétif, Mohamed Belkateb, au début du mois de mai dernier, la cité du 20-Août-1955, appelée communément cité des 1 000-Logements, l'une des plus grandes et anciennes cités du chef-lieu de la wilaya de Sétif, programmée pour une opération de réhabilitation, est toujours dans la même situation.
En effet, presque une année après ladite visite et les promesses du chef de l'exécutif, qui était accompagné d'une forte délégation dont le président de l'APC, le chef de daïra, le directeur de l'urbanisme et le secrétaire général de la wilaya, les travaux annoncés en grande pompe font du sur-place, pour ne pas dire qu'ils n'ont pas été entamés du tout.
À l'instar d'autres cités de la ville, les travaux de réhabilitation de cette cité ne dérogent pas à la règle, car d'autres cités dont les travaux sont abandonnés, pour ne citer que les cités des 400-Logements, El-Maâbouda et des 1 014-Logements zhun, sont dans la même situation.
Selon des sources concordantes, l'absence de coordination entre les différents intervenants ? à savoir les services de la municipalité qui dans un premier temps a consacré 20 milliards de centimes, la direction de l'urbanisme qui a débloqué 60 milliards de centimes et le fonds de la wilaya ? a compromis l'opération tant attendue par la population de cette cité qui tombe dans la décrépitude.
Au niveau des différents quartiers de la cité, le décor est désolant : rues défoncées, façades des bâtiments dans un état lamentable, marches et contremarches des cages d'escalier cassées, absence d'éclairage public, égouts éclatés et fuites d'eau du réseau d'approvisionnement en eau potable répétées et autres problèmes qui enveniment au quotidien la vie des habitants de cette cité qui, au fil des années, a été transformée en un véritable bidonville.
Les odeurs nauséabondes ainsi que les moustiques et autres insectes sont omniprésents. L'état des vides sanitaires constitue un véritable danger sur la santé des habitants. Pis encore, des habitants des bâtiments près d'une promotion immobilière se plaignent de l'accaparement d'un espace vert par un promoteur sans que les autorités bougent le petit doigt.
Aux quatre coins de la cité, les déchets amoncelés et les eaux stagnantes sont devenus un décor au quotidien : "Cela fait une vingtaine d'années que nous souffrons en silence. Aucun responsable n'a pris notre problème au sérieux."
Un autre habitant renchérit : "Nous avons saisi plusieurs fois les autorités de la ville, mais il semble que notre santé et l'hygiène sont leur dernier souci. Et parler de l'amélioration de notre cadre de vie est devenu une chimère. Certes, le problème perdure depuis plusieurs années, mais il ne fait qu'empirer et c'est un véritable danger. Faut-il attendre qu'il y ait des dégâts '"
Les responsables sont encore une fois interpellés pour prendre le taureau par les cornes et régler ce qui peut être réglé afin d'améliorer un tant soit peu le cadre de vie de pas moins de 2 000 familles si l'on compte les cités avoisinantes, à savoir les 300-Logements sociaux, les promotions immobilières et les constructions individuelles réalisées sur les lots marginaux à l'intérieur de la cité.
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com