La reprise du travail pour bon nombre de femmes, notamment celles du secteur de l'éducation, est tributaire de l'ouverture de ces établissements.Fermées depuis le début de la pandémie de coronavirus en Algérie, les établissements accueillant la petite enfance n'ont toujours pas rouvert leurs portes. En effet, la reprise du travail pour bon nombre de femmes, notamment celles des secteurs de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle, dont la rentrée est imminente, est tributaire de la réouverture de ces établissements.
"On a repris le travail cette semaine et on est concernées pas la surveillance des examens officiels de fin d'année scolaire, à savoir le baccalauréat et le BEM. Cependant, le problème de la garde de nos enfants nous taraude l'esprit.
Les crèches sont toujours fermées, et on n'a pas où mettre nos enfants en bas âge. Nous ne savons pas comment faire", a dit Amina, professeur dans un lycée du chef-lieu de la wilaya de Sétif. De son côté, une autre enseignante exerçant dans une école primaire nous a indiqué que, depuis la reprise, elle a laissé sa fille de trois ans chez sa s?ur, cependant cette dernière est concernée par l'examen du baccalauréat.
"Je ne sais pas comment faire durant les cinq jours du baccalauréat. Ma fille passe son bac, et moi je suis concernée par la surveillance. Nous espérons que les crèches ouvriront leurs portes pour les inscriptions et pouvoir y laisser nos enfants", nous dira notre interlocutrice.
De son côté, une gérante d'une crèche privée à Sétif nous a indiqué que le mois d'août tire à sa fin et les propriétaires des crèches privées n'ont rien reçu pour ouvrir leurs établissements. "Nous attendons avec impatience l'ouverture de nos établissements. Nous n'avons pas pu entamer le recrutement des éducatrices et autres ouvriers.
Cela fait plusieurs jours que les parents nous appellent pour demander si les inscriptions ont commencé", nous dira-t-elle. De son côté, la propriétaire d'une autre crèche a indiqué à Liberté que son personnel attend avec impatience l'ouverture de la crèche. "Nous sommes prêts à accueillir nos enfants dès que le gouvernement autorisera à rouvrir. Tout est préparé pour accueillir les enfants tout en respectant les mesures d'hygiène et les gestes barrières ainsi que la distanciation physique.
Ça sera peut-être difficile mais pas impossible. C'est aussi une opportunité pour récupérer des postes d'emploi", nous dira Mme Saïda Rahmani, propriétaire de plusieurs crèches au chef-lieu de wilaya. Elle estime que la baisse dans le nombre de contaminations encouragera certainement les pouvoirs publics à autoriser l'ouverture de ces lieux.
Même son de cloche pour le secteur public. La Cnas (Caisse nationale des assurances sociales), qui gère deux crèches à Sétif et El-Eulma, attend aussi avec impatience l'ouverture desdites structures.
"À l'instar des autres gestionnaires des crèches publiques et privées à travers le pays, nous attendons l'aval des pouvoirs publics pour rouvrir. Nous serons prêts à accueillir nos enfants dans les meilleures conditions, tout en veillant à leur sécurité et à leur santé en respectant les règles sanitaires et pour nos enfants et pour le personnel", nous dira Dr Abderrahmane Haroun, directeur de l'agence Cnas de Sétif.
FAOUZI SENOUSSAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzi SENOUSSAOUI
Source : www.liberte-algerie.com